Être loin d'ailleurs, c'est être ici.

[ * Comme quand tu croques une tagada ]

Beaucoup de tension. Oui, des engueulades, des cris, des pleurs. Je pète un peu un câble je crois. On pète tous un câble. Mais ça va. On met de la distance entre nous et quelques heures après, ça repart. J'ai un peu l'impression de tourner en rond. On s'entraide et l'instant d'après on se déchire. On est tous un peu sur les nerfs. Mais les choses s'arrangent. Mon père a fini le maïs et Pistache se fait enlever ses fils et son entoinoir lundi. Des vacances en vue ? Peut-être. Et moi, j'en peux plus de cette ambiance de fous. Je la supporte plus.


J'ai besoin de me changer les idées. Alors, j'écris, je recopie des extraits de livre, oui parce que je lis beaucoup aussi. Je dessine mais à peine je commence que mon portable vibre. Et j'ai Mynouchette et Mhmh au téléphone. Et d'entendre leur voix, j'en ai mon coeur qui bat très fort. On rit, on se raconte pleins de choses, je peux tout leur dire, et puis on imite aussi, on se retrouve juste le temps de 25 minutes. Et quand je raccroche, j'en ai les larmes aux yeux. J'ai Marion aussi au bout du fil et son dynamisme me fait du bien. Et tout ça me redonne la pêche. On va à la piscine même s'il ne fait pas très beau, l'eau est froide mais j'aime bien. J'aime l'eau, j'aime nager et je profite. Je lis sur le bord en regardant mon frère plonger. Et je passe une soirée géniale chez Flow à parler, rire et jouer au Cluedo. Et elle m'apprend un morceau à la gratte et me montre ses dessins. C'est une artiste ma Flow. Sans oublier le sms traditionnel à minuit envoyé exactement en même temps avec une demi-heure de retard. Un signe...? Je lis très tard et je suis fatiguée et les tensions repartent.


Mais cette fois, j'ai la pêche en pensant à elles*.


 

 

 

[ * ]


" On se rappelle beaucoup mieux les bons moments ; alors à quoi servent les mauvais ? "


[ Boris Vian ]

 

 

Du nouveau ici.

Un peu de musique.

Pix: Britney

[ J - 19 ] * Tant bien que mal.

le 14/08/2007 à 14h38

Je viens moins souvent par ici. Je m'éloigne un peu, je vais ailleurs. Un peu partout en fait. J'ai moins le besoin d'écrire peut-être parce que je suis plus entourée et pourtant je me sens un peu seule. Je sais pas trop, peut-être aussi que j'ai rien à dire. Les jours passent, après avoir plongé quelques jours, j'essaie de remonter. Comme dit ma maman, "faut qu'on bouge si on veut pas faire une dépression". On est tous dans la même merde, alors on s'entraide et parfois les nerfs lâchent et on s'engueule, les reproches fusent. Mais on se couche toujours en s'étant réconciliés et même, mon frère squatte dans ma chambre et me réveille le matin mais je dis rien et je me rendors jusqu'à midi. Et ma mère ne râle pas, elle vient même m'ouvrir les volets les jours de soleil. Mon père bosse et se bat pour qu'on réussisse à partir et que tout s'arrange. Mes frères et moi, on se dispute pour l'accès à l'ordinateur mais au final, on finit tous les trois devant Charmed. Et moi, derrière mon fer à repasser parce que ça me détend, aussi bizarre que ça puisse paraître. Et le soir, c'est comme d'habitude : émission débiles ou épisodes de Charmed, un p'tit tour sur msn, un temps de lecture et je m'endors très tard. Sans oublier le sms de minuit, celui qui décompte les jours et c'est à la première qui l'enverra. Chaque jour, le nombre descend et notre coeur se sert. Et on envoie aussi des 'je t'aime' qui font du bien avant de s'endormir.


Et alors, on essaie de se bouger. Après une demi-journée avec mes couz, c'est un peu dur de reprendre pied avec la réalité. Nos plouf dans l'eau bleue turquoise et nos gribouillages sur le mur ont duré trop peu. Comme un rêve très bref et quand le réveil sonne, tu le maudis. Alors tous les matins, j'enfile mes nouvelles Converses rouges de San Francisco qui me font penser à eux*. Et puis, on sort, on visite une exposition, on rit et on feuillette les vieux albums photos de notre enfance. Et je revois mon frère tout petit avec ses bouclettes blondes, mon couz avec son tee-shirt vert qui se fond entre les branches des arbres, moi dans ma robe bleue que j'ai donné à ma couz' et puis nos vacances au ski, celles en Tunisie, celles chez Papi et Mamie ou à Toulouse ; et ça compense un peu celles qu'on n'aura pas cette année. Et en attendant, je pense à plus tard. A dans 19 jours quand je les* retrouverai le sourire aux lèvres et un noeud dans l'estomac. A la Toussaint, quand on partira peut-être au Maroc et qu'on retrouvera cet ami si cher. A Noël qu'on passera en famille sûr et certain. A février, quand on sera sur les pistes avec les couz'. Et à toutes ces soirées à l'internat où je squaterais le lit de Mhmh et qu'on rira en regardant Mynouchette imiter le chat.


Je ne veux plus m'appitoyer sur mon sort, je veux avancer maintenant.



On ne peut pas dire que je vais bien. Ni que je vais pas bien. Je vais, c'est tout. Je stagne et je ne suis bonne qu'à compter les jours. Je suis pathétique au fond. J'ai souvent l'impression que ces vacances qui s'annonçaient comme trois mois de rêve tournent au cauchemar. Et le premier responsable, c'est ce temps de merde. Et le deuxième, c'est cette distance qui me sépare de ceux que j'aime. Alors on se parle sur msn, on invente des jeux un peu débiles mais qui finissent par nous faire pleurer, de rire ou d'amour. Des 'je taime' qui s'envolent dans les airs par sms, msn ou blogs. Des 'je pense à toi', 'tu me manques' ou 'viivement le 4 septembre'. Des délires un peu bêtes mais qui nous rappellent ce temps qui passe trop lentement. [ 24 jours chrono ] 23 jours aujourd'hui. De longues conversations msn, des épisodes de Charmed en boucle, des balades dans le pré pour faire courir Pistache. Pistache qui s'est fait opérer et qui ne va pas fort. Disons qu'elle a une colerette (ou un entonoir comme disent certains) et qu'elle déprime.

 

Ces derniers jours, il s'est passé pas mal de trucs. Je suis allée voir les Simpson hier soir [ Spiiiider Cochon ! ], je l'ai trouvé géniial. J'ai passé du temps avec mes frères dans notre endroit avec des plumes dans les cheveux à parler de tout et de rien en écoutant l'eau de la rivière ou alors dans ma chambre grignitant des gâteaux en écoutant du rock. On a eu des amis qui sont venus dormir chez nous pour leur dernière nuit en France avant d'aller habiter au Canada. J'avais beau ne pas trop m'entendre avec eux, ça m'a fait un petit pincement au coeur. Je me suis rappelé notre enfance ensemble à monter aux arbres, se déguiser, faire des nuits presque blanches et même le jour où on avait recueilli un chien. Mais tout ça c'est le passé. Les choses changent. Y a eu aussi un peu d'inquiétude pour deux amis. Et même beaucoup d'inquiétude. J'ai du mal à dormir le soir même si je suis fatiguée. Je pense un peu à lui* et je fais beaucoup de cauchemars. Toutes les nuits. Les vacances sont trop longues, maintenant que je me suis reposée, il est temps de reprendre. Le passé me rattrape, mes démons aussi je crois. J'ai besoin de bouger si je ne veux pas retomber.

 

Aujourd'hui, il fait beau. Si on peut appeler ça beau dans un mois d'août. Disons qu'il fait 22° mais avec du vent. Alors on va aller à la piscine profiter un peu. Et j'irais un peu mieux sûrement. Et puis, mes couz' sont arrivés ce matin, on devrait les voir ce soir ou demain. Je me demande si ça ne me fera pas plus de mal que de bien de les voir si peu mais bon ça sera toujours ça. J'ai l'impression que c'est un peu iréel, que je ne vais pas les voir vraiment. Pour les jours restants, je ne sais pas. Les vacances s'annoncent mal. On part mardi à la plage pour revenir mercredi. En espérant qu'ils fasse beau. Je ne suis pas très enthousiaste mais ça sera toujours ça. Je suis un peu de mauvaise humeur en fait. Ca devrait aller mieux ce soir même si je ne m'en rend pas encore compte vraiment.


Nous sommes le 12 août. Il y a un an jour pour jour, je créais ce blog avec l'intention de changer. J'avais l'idée que le changement avait du bon, j'avais évolué et j'abandonnais le pseudo 'queenie' et je démarrais quelque chose de nouveau. Parfois et même souvent, je repense à cette année de troisième que je n'oublierais jamais et je suis un peu mélancolique. Mais je pense aussi à cette année de seconde à la fois difficile et géniale. Et je me dis que j'ai bien fait de changer. Je me rappelle du jour où j'ai créé ce blog sans savoir ce qui m'attendais, j'ai fait la CSS et je vous l'ai fait découvrir le 22 août, jour où j'ai commencé à écrire ici. Depuis, j'ai perdu quelques personnes, j'en ai rencontré d'autres et j'ai renforcé mes liens avec certains. J'ai évolué écrivant ici tous les weekend et vous, vous êtes venus plus de 10 000 fois et vous avez laissé plus de 2 500 commentaires. Ces petits mots qui ne sont rien mais qui sont beaucoup quand même.


Alors, mercii de tout coeur, d'être là chaque jour à mes côtés.


 



 

" Vivre est ce qu'il y a de plus rare. La plupart du temps, les gens existent c'est tout. "


[ Oscar Wilde ]

J'ai pas grand chose à dire et pourtant j'écris ici. C'est l'habitude sûrement, et aussi l'envie d'écrire et de partager. J'ai beau faire des romans à chaque fois, en fait c'est très simple. Je suis une ado de 15 ans [16 dans un mois] en vacances comme toutes les autres. Et je vis mes vacances comme toutes les autres, sauf que moi j'attend la rentrée avec impatience. Je compte même les jours. Mais comme toutes les autres, je flippe un peu aussi. Le changement fait toujours un peu peur.

J'occupe mon temps comme je peux. Je parle sur msn, j'ai rendez-vous tous les matins avec Marion vers 10h30 et je retrouve souvent ma soeur qui m'a trouvé un surnom original. Dans la journée, je croise Gwen, Jej' et ma Mhmh. Et on parle un peu de tout et de rien. Et on se tape souvent des délires un peu débiles. Je regarde des films sur Canal tout en repassant le linge et en apprenant à mon frère à le faire. Je ne rate jamais Secret Story à 18h20 et le soir, si je m'ennuie je regarde avec plaisir de vieux épisodes de Charmed, série de mon enfance. J'écris des articles pour Lexode et j'attend qu'on me les publie, je vais voir les forums et vos blogs. J'en découvre de nouveaux de blogs ; et je fais des rencontres sympas. Je feuillette des magazines de rock et je fais des tests dans les magazines féminins. Je lis un Boris Vian assez lentement. Je range ma chambre aussi, je place les coussins, je modifie la déco. Je met la musique et je chante. Je découvre de nouveaux groupes, et je met en boucle le nouvel album de Sum 41, avec un peu de Blink en passant. J'oublie un peu mes abdos et j'ai renoncé à aller courir par ce temps. Je joue avec le chat qui se pose sur ma tête, grimpe aux rideaux ou s'endort sur mon ventre. Je fais des câlins à Pistache qui part pour le vétérinaire. Je prend quelques photos et je les rate toutes. Je dessine un peu avec mes nouveaux crayons de couleurs, ça donne un peu ça* et j'ai envie d'écrire des lettres, je pense que je vais m'y mettre. J'avale des tartines de Nutella devant la télé ou l'ordinateur en faisant gaffe de pas mettre de miettes. Je m'allonge sur le lit et je pense ; et je veille tard le soir.

Tout ça c'est assez banal en vacances. Et c'est ma vie en ce moment. Encore 26 jours à m'occuper de cette façon. Disons que je suis toujours impatiente mais j'essaie de profiter quand même. J'aurais pas toujours l'occasion de passer une journée à faire que des trucs qui me plaisent, même si je m'ennuie un peu.


Au fait, vous saviez qu'écrire un article comme ça peut me prendre parfois deux heures. Le temps de trouver la citation, l'image et surtout entre chaque mot, je papote sur msn. Et vous saviez aussi que sur la bannière, ce sont les deux fenêtres de ma chambre.


Ici, c'est chez moi.





" Soudain, elle eut une vision : la route de sa vie s'étendait sous ses pieds du passé au présent, ferme, solide, sans rupture, et continuait loin, loin devant, aussi loin que l'horizon. "


[ Ann Brashares ]

Je déteste les Supermarché. Ne me demandez pas pourquoi. Mais je déteste. Quand j'étais petite, j'aimais bien, je prenais un petit chariot et je mettais quelques paquets de céréales dedans. Je jouais avec le drapeau accroché au chariot et je riais. Mais maintenant que j'ai plus l'âge, je n'aime plus. Et ça ne m'amuse plus de pousser le chariot. Et dans ma petite ville, je croise toujours les gens que j'ai pas envie de voir. Le pire, c'est les courses dans les grands supermarché comme Carrefour ou Leclerc. Il y a toujours trop de monde et surtout trop de rayons. On cherche pendant des heures ce qui nous intéresse. Et les gens se marchent dessus aux caisses. De plus, je déteste l'ambiance. Déjà, le fait de voir tous les gens énervés cherchant quoi acheter. Et puis les néons qui donnent mal à la tête. Et alors le pire du pire, c'est les courses en famille quand il y a les parents et les frères. Mon père qui veut toujours profiter de l'occasion d'être ici pour regarder ça et ça. Ma mère qui fait les courses et qui s'y retrouve plus dans ce supermarché géant. Mon frère qui va aux mangas et aux jeux vidéos et qui hésite toujours à en acheter. Et le petit qui en a vite marre. C'est beaucoup mieux quand y a Mhmh. <3


Le seul rayon que j'aime, c'est celui des livres. A chaque, je lis et relis les mêmes résumés, je farfouille un peu au hasard. Les Cd et Dvd, c'est jamais bien rangé, on trouve jamais rien. Je m'ennuie vite alors je lis les magazines. Et là, c'est pathétique. Des magazines par dizaine avec Tokio Hotel en couverture. Ca va des petits magazines de gamines au magazines de rock. D'ailleurs, il y a quelques années, il n'y avait que peu de magazines de rock et maintenant, le rayon en est rempli avec toujours Tokio Hotel en couverture. Et le pire, c'est les hors-série TH qui finissent de remplir le rayon. Moi qui écoute ce groupe, je comprend mieux pourquoi ça gave les gens. Tokio Hotel est partout. Et quand y a la gamine de 8 ans qui se jette sur sa mère en hurlant "y aaa Tokiooo Hotêêêl !!!", j'ai envie de lever les yeux au ciel. Et alors, quand j'en ai bien marre, je feuillette les magazines peoples, je me balade dans les rayons jetant des coups d'oeil un peu partout, m'arrêtant sur le nouvel album de Sum41, sur des écrans, regardant les posters ; et puis quand j'ai plus rien à faire, je regarde les gens. Y a les gamines pourries-gâtées qui veulent tout, y a ceux en costumes et cravates pour faire leurs courses, y a les poupées barbiie avec leurs copains habillés en marques de la tête aux pieds, y a les personnes âgées qui galèrent un peu, y a les gens qui te regardent hostilement sans que tu leur ai rien fait, y a ceux qui regardent toujours quel produit est le moins cher, y a ceux qui n'achètent que ds trucs inutiles, y a les gens au bord de la crise parce qu'ils en ont marre, un peu comme moi. On trouve de tout et c'est vraiment divertissant.


Mon rêve, ce serait de faire les courses seule dans le magasin. Ce serait tellement plus tranquille. Ou mieux, monter dans le cadie et faire la course ou m'amuser à faire tomber tous les rayons. Un peu comme dans ces clips de groupes de rock, vous voyez ?


Mais ça restera un rêve.



Il n'empêche que je suis revenue avec trois magazines. Que je n'ai pas trouvé mon CD. Que j'ai essayé je sais pas combien de paires de lunettes avant de décider de garder celles-ci. Qu'on a acheté pleins de coussins pour ma chambre. Et que pendant ce temps-là, mon père avançait les travaux de la cuisine.

 

 

 

"Je suis, en partie, quelqu'un d'autre qui essaie de s'intégrer et de dire ce qu'il faut, et de faire ce qu'il faut, de se trouver là où il faut quand il faut et de s'habiller comme toutes les autres. Parfois, je pense que nous essayons toutes d'être les ombres les unes des autres, nous voulons toutes avoir les mêmes disques, les mêmes chandails, tout, même si ces choses ne nous plaisent pas. Les gosses sont comme des robots fabriqués à la chaîne et moi je ne veux pas être un robot !"

 

[ L'Herbe bleue ]

Dans l'eau, je me sens tellement bien. Légère. Comme si je faisais partie de cette eau, comme si mon corps était une goutte. Dans l'eau je ne pense à rien. C'est tellement agréable. Et quand je saute du plongeoir, je sens le vent et l'espace du temps où mon corps est en l'air je me sens libre. Et quand je plonge dans l'eau, c'est comme si j'étais seule. Ca ne dure que quelques secondes mais c'est comme une éternité. Ca c'était avant-hier. J'ai vu ma tante et on a croisé des cousins éloignés à la piscine. Même mes parents se sont baignés. Et puis, on a passé une petite soirée tranquille en mangeant dehors avec ma grand-mère et le chat à nos pieds qui faisait des bétises. Et j'ai mal dormi tellement on avait chaud.

 

Je ne comprend pas comment il peut faire une chaleur étouffante un jour et un temps de merde le lendemain. Hier matin, c'était comme s'il faisait nuit. Mes parents ont commencé les travaux dans la cuisine. Et moi levée à 10h30, je suis restée plus d'une heure sur msn avec Marion comme tous les jours. A force ça devient une tradition qui ne se loupe pas. Comme la tartine de Nutella devant l'ordi. Ou encore les minutes juste avant le repas où je m'habille en quatrième vitesse. Hier aprem', j'ai pas fait grand chose. J'ai écrit dans mon petit cahier. Et je suis tombée sur un film que j'ai toujours voulu voir, "Mémoire d'une geisha". Je l'ai trouvé sublime, à l'image du livre. Et puis j'ai repassé devant Secret Story aussi. Et on a passé la soirée chez des amis, c'était vraiment coule.

 

Tout ça, c'est des petits instants de vie mis bout à bout. Y en a tellement d'autres. Disons que c'est le principal. Mais ça veut rien dire. Parce que ces bonnes journées n'enlèvent pas le vide. J'ai jamais été douée pour oublier. Chaque fois que j'ai perdu quelqu'un, je m'en suis jamais remise. Ou très difficilement. Là je croyais que ça irait. Mais je me trompais. Comme d'habitude. Anna Gavalda a tort pour une fois. La Vie n'est pas plus forte que tout. Parfois, c'est la Mort qui l'emporte. Et des années après, on en souffre toujours. Mais la vie est toujours là et suis son cours. Alors on essaie de pas y penser.

 

Le commentaire d'elle* m'a mis les larmes aux yeux. Parce que je l'aime. Comment déjà ? D'un amour sincère. Comme quoi les tests débiles n'ont pas tout à fait tort parfois. Et comme elle le dit si bien :

"Quand on passe trois mois sans se voir, c'est comme si on mourait un peu pendant ces trois mois."

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" Dans les pèriode d'apaisement, on croit toujours les avoir vaincus. On s'imagine qu'à la longue, on a fini par leur faire la peau. Qu'on les a éloignés pour de bon. A jamais et pour toujours. Mais c'est rarement le cas. Le plus souvent, nos Démons sont toujours là, tapis quelque part dans l'ombre. Guettant inlassablement le moment où l'on baissera la garde. "

 

[ Guillaume Musso ]

J'suis peut-être lunatique. Je sais pas. Y a pas eu de déclic et je ne me suis pas dit que je devais me bouger, ni que je devais vivre l'instant présent. Et pourtant, je vais mieux. Un peu mieux. Je sais que le beau temps a un impact énorme sur mon humeur, c'est peut-être ça. Ou alors le fait d'écrire qui libère un peu. Le fait est qu'hier, j'ai décidé de ne pas passer ma journée devant l'ordi sans rien faire. J'avais besoin d'écouter de la musique, ce que j'ai fait. Et puis j'ai dormi un peu, j'ai fini mon livre et j'ai rangé un peu ma chambre. J'ai recopié des citations et des extraits de livres dans mon petit cahier. J'ai choisi un autre livre, et dehors sous le saule avec la douceur du soleil sur la peau, j'ai lu en regardant le chat courir et sauter partout et la chienne dormir, ses poils brillant de lumière. Et puis, j'ai pu goûter dehors au soleil. J'ai écrit et lu. Je me suis même remise au dessin, mais pas pour faire comme Marion heiin ? Le chat s'est endormi sur le lit de mes parents et on l'a pris en photo * en riant. Et le soir, on est allés en famille en ville. On a mangé dans les restaurant de Juju que j'ai revue avec plaisir. On est allé voir les illuminations en ville sous les imitations d'Homer Simpson par mon frère ; j'ai adoré. Marcher en ville dans les endroits parcourus des centaines de fois cette année avec des gens que j'aime et les souvenirs qui te brûlent la peau et qui grésillent dans ta tête. J'ai soulé mes parents pour passer devant l'internat mais on a pas pu. Et j'avais les larmes au bord des yeux en parcourant ses endroits spéciaux. J'ai bien dormi aussi.

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Mon chat s'appelle Capuccino. Ou Capuccina, ça dépendra. On ne sait toujours pas s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle, personne n'est d'accord. Et son surnom c'est Tchii. Aujourd'hui ma grand-mère vient manger, et en fin d'après-midi on va à la piscine et chez ma tante. Je vais pouvoir nager et lire allongée sur l'herbe au soleil. Et je vais chez Mariion 8D ! Et on va peut-être partir autour du 15 août. Quand Pistache se sera fait opérer.


J'ai toujours une boule dans le ventre et je me sens bizarre, un peu moyen quoi. Mais comme me l'a fait remarquer Juju, hier on était le quatre c'est-à-dire un mois jour pour jour avant la rentrée. Dans un mois (moins un jour) à 13h, je serais avec elles* dans leurs bras ou en train de leur sortir une connerie avec un énorme sourire sur le visage et des étincelles dans les yeux. Et le sept, je fêterais mon anniv' avec elles* et je leur amènerais des tagadas et on se fera des crises de rires et des imitations.

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Et c'est pendant ces trois mois que je m'aperçois qu'elles* comptent vraiment pour moi. Et qu'elles* m'ont tant apporté. Et que sans elles*, je supporte pas.





" Dans la vie, les choses qui ont le plus de valeur sont celles qui n'ont pas de prix. "


[ Guillaume Musso ]

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Pour la forêt :

RayOns de sOleil :

* En vrac.

le 04/08/2007 à 10h40

* Y a peut-être rien à dire en fait. Mais je m'obstine à écrire ici. Avec juste quelques mots, je peux vous résumer tout ça.*


Mon chat a enfin un nom, si le reste de la famille l'accepte. Je rentre à l'instant du vétérinaire pour Pistache, rien de grave mais on doit opérer. Les souvenirs me rattrapent et me font mal. Je suis fatiguée. J'ai un peu maigri, sans doute le résultat de mes abdos et mes courses à pied. Hier, j'ai pas pu trop courir alors j'ai surtout marché. J'ai écrit un article sur mon idole pour m'occuper ici. Il ne fait pas beau la semaine prochaine, on pourra sûrement pas partir. Mes parents sont souvent de mauvaise humeur à cause de ça et me prennent la tête. J'ai eu très peur hier. Le fonctionnement du blog change, désormais vous devez aller voir dans les rubriques pour lire les différents articles mais parfois ces articles restent sur cette page quelques jours pour que vous les voyiez. J'ai parlé avec Mhmh et elle me manque. D'après un test bidon, Mynouchette est mon âme soeur. Je fais tout le repassage, ça me détend. J'écoute la chanson Bad Day de Daniel Powter en boucle. Je vais peut-être sortir ce soir. J'ai constamment envie de pleurer. Je donnerai tout pour qu'elle* soit là. Je n'ai plus envie de rien. Tous mes projets se sont envolés. Je vivrai bien l'instant présent comme on me l'a conseillé mais l'instant présent se résume à somnoler sur le canapé devant le live 22h/24 de Secret Story avec le chat couché sur moi. J'essaie de me ressaisir mais je ne vais pas très bien. Mon corps est fatigué et me fait mal partout. Et j'en ai assez de demander l'impossible.

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Sur ce, bonne journée.

 

 

" Il y a des jours où l'on se sent mal et où l'on a envie d'aller mieux, et d'autres où l'on se sent mal et où l'on ne peut rien faire d'autre que d'aller encore plus mal. "


[ Ann Brashares ]

Deux jours sympas. Une centaine d'abdos tous les jours. Et puis, je vais courir avec mon frère. Et je finis courbaturée. Un film horrible dont je ne mettrais même pas la critique. Des livres géniiaux que je lis très tard le soir ou le matin. Entre Guillaume Musso, Amélie Nothomb et Anna Gavalda. Piscine avec ma Flow. S'évader dans l'eau loin de tout et se sentir bien. Beau temps. Soirée chez ma tante avec les voisins. Emissions débiles. Tasses de café et de tisane bio. Riires et bonne humeur.


Et puis, une journée qui commence mal. On a essayé d'y croire, on a mangé dehors mais le beau temps est reparti aussi vite qu'il est venu. Mon frère part avec ses potes et je vais courir seule. J'ai des coups de stress et je flippe. Mes parents se prennent la tête pour les vacances et je crois qu'au final, on aura peut-être pas de vacances cette année. Je me lève le matin sans but et je me couche sans but pour le lendemain. Je ne fais quasiment rien et je me sens inutile. Elles* sont loin de moi et eux* encore plus. Le chat fait pleins de bétises et va sur la route. "Il n'a pas peur des voitures et ça finira mal, il faut s'y attendre" m'a dit ma mère. Pistache va pas très bien et va peut-être partir direction le vétérinaire. Et j'ai peur. Et elle me manque tellement bien qu'elle soit là dans mes rêves. Et j'écoute les ballades de Superbus et ça m'arrange pas. Et je commence à en avoir ras-le-bol de tout ça.


Heureusement, elle, elle et elle sont là.




[ * ]

>> Une chanson qui me parle et dont les paroles sont sur ma porte. <<

" The day you slipped away is the day I found it won't be the same... "


[ Avril Lavigne ]

{ "Le jour où tu es partie est le jour où j'ai trouvé que ce ne serait jamais plus pareil..." }

Comme un dimanche en famille. Vous voyez le genre. Repas dans la salle à manger avec barbecue, belle nappe et discussions. Petite sieste de début d'après-midi. Et jeux en famille comme tir à la carabine dans le jardin, parties de boules ou encore de ping-pong. Et rigolades. Et film du dimanche soir. Un film vraiment bien d'ailleurs. Et puis, lecture toute la journée aussi.


Comme un lundi de vacances. On se lève tard, on mange le midi pendant que les parents se disputent pour des broutilles ou plutôt pour la cuisine qui est dans la grange depuis plusieurs mois et les travaux qui n'ont pas encore commencé. Un message de Flow qui m'invite à venir manger des cookies. Mais on va tous à Géant et Décathlon. J'ai besoin de rien moi mais je suis le mouvement. Je traîne dans les magasins sans but en fait. Et mes parents voient mille et une chose qui leur plaisent. Ils parlent d'un trampoline géant et d'un spa. Mouais, vu le prix c'est pas gagné. Mais c'est important d'avoir des projets, disent-ils. Et ma mère rajoute un quand on sera riches, on fera une véranda. Et là, ils se disent qu'avant, faut finir la salle de bain de l'étage et la cuisine. Et la salle-à-manger. C'est pas gagné. Et moi je reste au rayon des livres en regardant tous ces bouquins que je ne peux acheter. Si je m'écoutais, j'achèterais la Fnac toute entière. Et puis, si j'étais riche quoi. Au final, je rentre quand même avec de nouvelles tongs et un agenda, le même que mon frere d'ailleurs. Et un tee-shirt que j'aime beaucoup. Le soir, invités qui ne restent pas trop tard. Et lecture.


Avec une pointe de tristesse. Oui peut-être. T'as toujours raison Fred. Parce qu'il reste un mois de vacances et que j'ai fait tout ce que je voulais faire. Tous mes projets. Ou presque. Et maintenant tous les jours se ressemblent. Je me lève le matin et me couche le soir. Et entre les deux rien. Enfin si quelque chose mais qui ne rime presque à rien. Parce que ça se répète tous les jours. Et je commence à en avoir marre. Vivement le 4 septembre. C'est pas que j'ai envie de travailler non. C'est qu'elles* me manquent. De plus en plus. Je me suis assez reposée maintenant je veux être active, bouger, prendre ma vie en main et les* revoir. Parce que là-bas à l'internat, y a que là que je peux le faire avec elles*. Alors en attendant, j'ai décidé de faire du sport. Une centaine d'abdos tous les jours avec mon frère. Et on va aller courir. Ouais. Et on va partir en vacances apparemment. On devait partir une semaine mais ça tourne plutôt à deux jours par ci, par là. A cause de l'arrosage. Et du chat. Mais ce chat, il donne de la vie dans la maison et dans ma tête. Quand je pense que je m'étais dit de ne pas m'attacher. C'est raté. Je l'aime déjà.


Et puis, j'vous ai pas dit ? Je me suis faut plagier si on peut appeler ça comme ça. Disons que ce blog m'a pris un de mes tests [qui sont maintenant hors-ligne], y a la même présentation et tout. A la limite ça, j'en ai rien à faire, servez-vous. Mais qu'à la question "qu'est-ce qui fait de moi, 'moi' ?", elle mette ma réponse à deux-trois mots près, je supporte pas. Okay, c'est pas grand chose, je sais. Mais ça m'énerve au plus haut point. D'autant plus qu'apparemment, je ne suis pas la seule à qui elle pique des trucs... Ici, j'écris avec mon coeur et il n'appartient qu'à moi à ce que je sache. Et cette fille n'est pas moi. Putain de merde.


J'ai fait un rêve très étrange la nuit dernière. Tellement que j'ai pas envie d'en parler. Disons que quelqu'un est venu me voir dans mes rêves.



[ photo inédite de Jenn par moi ]



[ * ]


" Ho non, mais comment faire pour ne pas m’ennuyer. Je dois trouver à faire pour pouvoir m’occuper. Toute la journée je baille et je voudrais bien changer ce tout petit détail et ne pas m’ennuyer. "


[ Superbus ]

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