Être loin d'ailleurs, c'est être ici.

Je prends ma plume.

* J'attend ... tout le temps (8)

le 24/05/2008 à 18h15

Thème : L'attente

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Je déambule dans les couloirs de la gare, mon sac me pesant sur l'épaule. Je met la main dans ma poche pour vérifier que j'ai bien mon portable et épuisée je me laisse tomber sur un banc. Après une trés longue journée de cours, je dois attendre le train ; j'ignore encore qu'il aura plusieurs heures de retard. J'écouterai bien de la musique mais mon baladeur n'a plus de batterie. Et puis, je ferais mieux de réviser mes cours, après tout le bac arrive dans peu de temps. Au lieu de ça, je fais jouer mes doigts contre le rebord du banc, doucement je forme une mélodie, une mélodie très simple de quelques notes que j'imagine. J'observe les gens autour de moi. Il y a ce couple, lui très "fashion" comme on dit aujourd'hui et elle toute petite. Ils se retournent quand un groupe de lycéen arrive en riant bruyamment, de la musique s'échappant de leurs portables. Un homme d'affaire, l'air grave s'assoit sur un banc près de moi et ouvre son ordinateur tandis qu'une jeune fille à l'allure gothique et les écouteurs dans les oreilles a l'air ailleurs. Un vieil homme, portant les épreuves de sa vie dans le creux de ses rides esquisse un sourire en voyant une jeune maman qui se débat avec son fils de quatre ou cinq ans je dirais. Et, les doigts courant sur le bord du banc comme sur un piano, j'imagine une chanson pour toutes ces personnes. Je leur invente une vie, une histoire, un passé et un futur. Puis, ayant imaginé tout ce que je pouvais, les idées les plus folles me passant par la tête, je finis par me concentrer sur mon histoire, mon passé, si douloureux soit-il. J'ai beau essayé, je n'arrive pas à imaginer mon futur. Alors je tente de me voir comme je suis maintenant, d'un oeil extérieur, neutre. Alors, je vois une jeune fille de seize ans, à l'imagination débordante. Je vois quelqu'un qui a très peu vécu, mais qui s'ennuie déjà dans sa vie, si monotone. Je vois son désir de voyager, de découvrir le monde. Et je devine son envie de se lever, là, tout de suite, de prendre son sac et de partir sans jamais se retourner.

J'ai souvent repensé à cette journée, à ce moment si particulier. J'essaie continuellement d'imaginer comment aurait été ma vie si j'étais partie ce jour gris de février. Ce qui est sûr, c'est que je l'aurais fait si le train n'était pas arrivé à ce moment-là.
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Son sang coule et le mien avec.

le 02/08/2007 à 23h06

Mon visage se reflète sur la lame du couteau. Je vois mon visage fermé, on ne peut y lire aucune émotion. Mon sang-froid me surprend moi-même. Je n'éprouve aucune peur. Je ne ressens rien. La colère grouille au fond de moi mais je la contrôle. Et c'est comme si j'étais un bloc de glace. Le visage dur, le regard sec, on dirait une autre. Je ne me reconnais pas. On dirait les tueurs dans les films. Et c'est ce que je vais devenir bientôt. Une tueuse.

Oui, je vais la tuer. J'ai longtemps réfléchi et c'est la seule soution. Elle me rend folle, d'ailleurs les gens me croient folle à cause d'elle. Elle a réussi à s'immiscer dans ma tête, dans mon esprit rampant vicieusement comme un serpent. Elle est aussi souple que ce reptile et arrive à éviter tous mes coups. Je ne peux l'atteindre. La seule solution est de la tuer. J'en suis persuadée. Et puis, par sa faute, je l'ai perdu, lui, le seul qui comptait pour moi. C'était l'amour de ma vie, il est parti et j'ai lu la frayeur sur son visage. Tout ça c'est sa faute. Sa faute. Je vais lui faire payer.

Ca y est. Je la vois, je crois qu'elle dort. Je ne fais pas de bruit, je passe la porte. Ele est là endormie presque nue, son corps reposant sur les draps blancs, son visage paisible posé délicatement sur l'oreiller blanc. Elle porte une chemise de nuit blanche. Je m'approche et je lui enfonce mon couteau dans le ventre et puis les poignets. Son visage est blanc, ses yeux noirs. Tirée de son sommeil, elle essaie de crier mais n'y parvient pas. Elle me jette un regard effrayé, je lis dans ses yeux sa peur de mourir, son désir d'être pardonnée et sa douleur. Elle essaie de lutter mais ne peut plus rien faire alors elle reste immobile dans sa douleur le sang recouvrant peu à peu les draps si blancs.

Et moi, je dois m'enfuir. Je me sens partir. J'ai mal. Tout mon corps me fait mal, mon coeur bat vite, ma tête tourne, je me sens vasciller. Je vois ce blanc et ce rouge sang se mélanger et former deux moitiés, comme le ying et le yang. Mais j'ai du mal à voir. Je dois courir, vite m'enfuir. Et j'aperçois du sang sur mes poignets. Ils sont ouverts, du sang coule. Je suis debout ou allongée, je ne sais plus. Je saigne maintenant, mes draps sont recouverts de sang. C'est fini. Elle est partie, elle est morte. Elle a payé ce qu'elle a fait. Je suis soulagée comme libérée d'un poids malgré ma souffrance. Et dans cette pensée, je sombre. Tout n'est plus que noir.


Quand la police retrouvera le corps de cette adolecente gisant sur son lit aux draps blanc, les poignets entaillés et le ventre ouvert, le couteau dans les mains, les yeux clos et la photo de cet homme sur la table de nuit, il croira à un simple suicide causé par un chagrin d'amour sûrement. Et personne ne saura jamais qu'il y avait deux adolescentes, deux personnes enfermées dans ce même corps, deux êtres s'affrontant dans une lutte de plus en plus éprouvante, une lutte qui les aura tué toutes les deux. On appelle ça la folie mais on dira que c'était un autre monde, le monde de son esprit.


 

Ce texte n'a aucun rapport de près ou de loin avec moi-même.

C'est noir, je sais, mais ça m'a inspirée...

Nous serons nous pour toujours.

le 27/07/2007 à 17h18



Imagine mon amour, imagine...


Nous serons ensemble, imagine-nous dans les rues de Vérone comme dans la pièce. Nous serons masqués, nous nous rencontrerons lors d'un bal, nous danserons, nous embrasserons et nous aimerons. Je serais Juliette et tu seras Roméo. En quelques secondes seulement, nous aurons compris que plus rien ne compte sinon l'autre. Et nous nous retrouverons à mon balcon, tu me diras des vers de ta voix si douce et je te dévorerais des yeux. Notre passion nous brûlera le coeur, nous nous battrons pour sauver notre amour, passant des nuits ensemble, nous retrouvant en secret dans des endroits magiques, sous les étoiles ou des les vieilles rue de Vérone : nous ne serons plus que deux dans ces murs, deux amants seuls au monde...


Ou alors, nous serons sur un bâteau seul au milieu de la mer, sur le Titanic. Et nous nous aimerons sur les flots, tu me porteras sur la proue, nous volerons au-dessus de l'eau avec le goût de danger, d'insolence et de passion sur les lèvres, avec cette chanson magnifique dans la tête. Je serais Rose et tu seras Jack. Et je m'allongerais nue sur ce canapé blanc, avec seulement un diamant au coup et tu me rendras déesse sur le papier comme un magicien le ferait. Et ce moment d'érotisme, de passion et de magie nous unira pour toujours. Puis, nous ferons l'amour dans cette vieille voiture, nous unissant pour de bon. Nous nous battrons contre tous sur ce paquebot pour ne pas sombrer ensemble et nous serons seulement deux dans nos têtes et dans nos coeurs, s'aimant avec ardeur loin de tout.


Mais viens mon amour, prends ma main et dansons ! Laissons-nous porter par la musique ensemble. Je serais belle dans cette longue robe rouge et tu seras roi dans ce costume. Et comme dans le film, nous serons entourés de danseuses flamboyantes, et nous valserons dans ces tourbillons de lumière. Je serais Satine et tu seras Christian. Et à nous deux, nous serons la vérité, la beauté, la liberté et l'amour. Et il n'y aura plus rien autour, je ne verrais que tes yeux si beaux ; plus beaux encore que ceux d'Ewan McGregor. Et moi je serais la plus belle des courtisanes, je serais à toi, tu seras mon duc, mon bien-aimé et ensemble nous braverons les interdits du Moulin Rouge. Et nous ré-écrirons la fin pour être ensemble jusqu'à la fin des temps.




Mais avons-nous besoin d'imaginer tout ça ? Ne peut-on pas être juste nous ? Ne peut-on pas nous aimer d'un amour unique, jamais conté auparavant ? Nous ferons de nos vies un conte de fées mieux encore que toutes ces légendes. Mieux encore que dans Vérone, que sur le Titanic ou que dans Moulin Rouge. Il n'y aura que nous à Paris aujourd'hui. Tu seras toi et je serais moi. Et nous nous aimerons éternellement. Et nous serons heureux. Roméo et Juliette. Rose et Jack. Satine et Christian. Toi et moi. Nous. Pour toujours. A jamais.

Et notre amour sera conté dans des pièces de théâtre, dans des films, des livres. Mais pour le moment, il n'appartient qu'à nous. Alors, aimons-nous.


 

 

© Miss-Tagada

Anti pro-ana.

le 15/06/2007 à 15h26

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Kelly est énorme. Elle pèse plus de 100 kilos. Beaucoup plus même. Elle se regarde dans le miroir et se fait peur elle-même. Elle a des grosses fesses. Des grosses cuisses. On dirait des boudins. Tout le monde se moque d'elle. Alors elle ne sort plus. Elle voit bien qu'elle dégoûte ses proches. D'ailleurs, elle ne peut plus marcher. Elle doit rester dans son lit. Pour toujours. Elle est trop grosse. Elle va mourir.


Aaaaaaaaaaah !!!

Kelly se réveille le front trempé de sueur et le coeur battant. Ce n'était qu'un rêve. Un rêve stupide. Un cauchemar. La jeune fille soupire, elle a eu peur. Elle se lève encore tremblante et se regarde dans le miroir. Ouf, elle est normale. C'est-à-dire pas parfaite mais comme il faut. Elle enfile un jean et un tee-shirt rapidement. Un dernier coup d'oeil dans le miroir. Elle est loin d'être parfaite en effet.

Elle descend les marches lentement, s'arrête dans la cuisine et... non finalement elle passe son chemin. Ce cauchemar lui a coupé l'appétit. Elle se pose devant la télé et regarde une émission débile. En fait, elle ne regarde pas vraiment. Ses yeux fixent l'écran mais son esprit est ailleurs. Elle pense à ce rêve étrange. Un avertissement ? Il faut avouer qu'elle a quelques kilos en trop. Et même beaucoup trop si l'on en croit le site sur lequel elle est tombée hier. Un site pro-ana. Quand cette page s'est ouverte, elle s'est dit que c'était une connerie. Elle en a entendu parler de cette nouvelle mode. Une belle saloperie. D'après ce site, son poids idéal serait 37 kilos pour son petit 1m55. Elle en fait 20 de trop. Mais ce n'est pas grave puisque ce site est une connerie, elle l'a dit et elle le pense.

A midi, sa mère l'appelle pour manger. Elle se lève à regret, éteind la télé et va s'asseoir. Elle parle avec sa maman mais touche à peine à son assiette. Ca doit être encore ce maudit cauchemar. Sa mère lui demande si ça va. Elle lui répond qu'elle n'a pas très faim. Sa mère ne dit rien, Kelly range la table et monte dans sa chambre. Elle s'arrête devant le miroir et là, quel choc ! En effet, elle est énorme. Et elle qui se croyait comme il faut. Paniquée, elle réfléchit et se rappelle d'une rubrique de ce site intitulée "Comment vomir ?". Mais non ! Qu'est-ce qu'elle raconte ! Elle ne doit pas faire ça. C'est mal. Il n'y a que les anorexiques qui font ça et elle ne l'est pas. Heureusement.

La solution la plus rationelle est un bon petit régime comme les gens normaux. Oui, c'est ça, un régime avec du sport et des légumes. Alors, elle passe l'après-midi à courir. Elle aime bien le sport. Quand elle rentre chez elle, elle est crevée. Elle se remet devant la télé. Son estomac crie famine. Mais elle doit respcter son régime.

Le soir, elle mange peu. Juste quelques bouchées pour la forme. Sa mère est fatiguée elle-aussi et ne remarque rien. Kelly monte se coucher, elle a la tête qui tourne un peu. Sûrement la fatigue. Dans le miroir, elle ne voit aucune différence. Il faut qu'elle continue son régime. Pourtant, elle se sent mal mais c'est pourtant la bonne solution un régime. Non ?

Elle se couche mais ne dort pas. Elle se demande si elle se sentira plus mince demain matin. Et puis, la vérité éclate dans sa tête. Ce n'est pas avec un peu de sport et de légumes qu'elle perdra tout ce qu'elle doit perdre. Elle ira revoir ce site demain. Juste pour voir si elle peut choper un ou deux conseils. Elle n'est pas pro-ana hein ? C'est juste pour voir. Juste pour voir. Et elle se demande si c'est vraiment si mauvais de se faire vomir. Sûrement. Quoique...

Et Kelly sombre dans le sommeil l'estomac vide et la tête pleine de doutes.


©Miss Tagada

 

 

Voilà ce que peut faire un site pro-ana sur une personne fragile. Et voilà comment elle sème le doute et encourage à tomber dans l'anorexie. Il faut lutter contre cette nouvelle mode qui ne fait qu'une chose : détruire.

Pour signer la pétition contre le mouvement pro-ana, c'est ICI.



Ce texte est entièrement fictif et n'a aucun rapport avec moi-même.

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300ème artiicle !

et 2317 commentaires...

Mercii !

Bonne fête maman.

le 03/06/2007 à 17h32

Vendredi

Je suis fatiguée. Cette nuit, impossible de dormir. Je me suis tournée et retournée dans mon lit sans résultat. Tant pis.

Et ce matin, 6h00. Le réveil sonne. Merde. Maintenant j'y arrive à dormir. Saleté de sommeil. Faut que je me lève. Et je mets bien un quart d'heure. Etirement, douche, maquillage, petit dej'. Enfin, essai de petit dej'. Parce qu'impossible d'avaler quoi que ce soit. Alors, j'attrape mon sac et je pars le ventre vide. Mais avant, je griffone sur un bout de papier que je colle sur le frigo.




J'arrive à l'arrêt de bus, je retrouve Pau' et Mel. Bises. Papotage. Moi, je ne dis rien. J'attend. Tout à coup, Mel' pousse un cri et sort quelque chose de son sac. Une boîte très belle. Dedans un stylo. Et en dessous, une inscription.


Bonne fête maman. Je t'aime.


Pau' s'exclame : "Waw elle est trop belle !" Mel se tourne vers moi. J'hoche la tête et j'ose un demi-sourire. J'ajoute même un "oui" timide. Le bus arrive. Une diversion. Je monte vite et m'assois au fond. J'aperçois Pau' et Mel qui me cherchent des yeux devant, je me cache derrière le dossier. Elles s'assoient. Ouf.

Autour de moi, des gens. Des jeunes de mon âge. Et j'entend autour de moi des exclamations, des bribes de conversation.


" - Et toi, tu lui as acheté quoi ?"

" - Merde, j'ai toujours pas d'cadeau !!"

" - J'avais pas d'idée alors j'ai écrit un poème."

" - Ca fait trois mois que je bosse sur ce cadeau !"


Je regarde le paysage, de la musique dans les oreilles. Il ne fait pas beau dehors. Le soleil se cache. Le temps est lourd. On dirait que la pluie ne se décide pas à tomber.

Le bus arrive, je descend. J'envoie une bise de la main à Pau' et Mel et je monte des marches et des marches. J'arrive devant la salle de cours, il y a déjà des gens de ma classe. Bonjours. Echange de quelques mots. Et le sujet arrive. Je les laisse parler. Quand une fille me lance :

" - Et toi ? Tu lui a acheté quoi à ta maman ?"

Je rougis, je balbutie un rapide "euh rien...". Tous les visages se tournent vers moi. J'explique vite que j'irais acheter un cadeau demain. Oui demain. Les gens sont soulagés, ils reprennent leur discussion.

En cours, je n'écoute pas. Je pense. Je ne suis pas concentrée.

A la fin de la journée, je rate mon bus. Ca m'apprendra à rester dans mes pensées. Alors, je rentre à pied. Et je passe devant toutes ces boutiques. Partout, il y a écrit "Maman".




Alors, je me dépêche. Je rentre dans une boutique et j'achète une rose rouge. Arrivée chez moi, je me laisse choir sur le canapé, j'allume la télé et j'essaie d'échapper à la réalité.



Samedi

Cette nuit, j'ai encore eu du mal à dormir. D'ailleurs, je n'ai pas dormi.

Aujourd'hui, je reste chez moi. Je ne bouge pas. Je vais rester dans ma musique et mes livres.



Dimanche

Dimanche. Ca y est. On y est. C'est dimanche. La fête des mamans. Et toutes les mamans de la Terre vont recevoir un collier, un poème, un dessin, une carte, un fleur ou autre. Et toutes vont recevoir beaucoup d'amour. Un amour immense.

Cet amour me fait mal. Quand j'y pense, ça me brûle le coeur. Sous ma couette, j'essuie une larme. Mon père n'est pas là. La pluie s'est enfin décidée à tomber.

Je me lève. Et avec mon doigt, je laisse un message sur la buée de la fenêtre. Un message pour ma maman.




Je lui apporterais son cadeau cette après-midi. J'irais au cimetière et je poserais une rose rouge sur sa tombe. Avec un petit mot. Un petit mot qui dit tout. Qu'elle me manque. Qu'aujourd'hui plus que jamais, j'aimerais qu'elle soit là. Que je l'aime. Et que je l'aimerais toujours. Que je maudis cette putain de maladie qui nous a séparées. Que je ne l'oublie pas. Que j'ai mal. Que ma vie s'est arrêté depuis qu'elle est partie. Tout ça, je lui écris en deux mots.


Bonne fête.





©Miss Tagada


[[ Un texte pour vous rappeler ce qu'est la chance d'avoir une maman quand d'autres n'en ont pas... ]]


Photos: Retouchées par moi.

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Le personnage de ce texte est entièrement fictif. Ca n'est en aucun cas mes propres émotions que j'exprime ici. Ca sort juste de mon imagination.

C'est juste qu'à chaque fête des mères, je pense à ceux qui ont perdu leur maman et j'avais envie d'écrire sur ce sujet.

Une vie "rock'n'roll"...

le 19/05/2007 à 16h55

Petite fille est allongée dans sa chambre, à même le sol. Elle porte un jean déchiré et un tee-shirt trop large pour elle, les ongles et les yeux noirs, une paire de Converses en mauvais état à ses pieds et elle écoute de la musique. Avec du rock dans les oreilles, elle pense. Elle pense à sa vie. Une vie de merde.


"... I got a rock and roll band

I got a rock and roll life

I got a rock and roll girlfriend..."


Le rock la libère. Elle aime. Elle s'évade de sa vie morose. Juste avec quelques notes de musique. Et elle est dépendante. Elle regarde sa guitare posée dans le coin de la pièce. Et elle ferme les yeux pour mieux rentrer dans la musique.


"... I got a rock and roll house

I got a rock and roll car

I play the shit out the drums

And I can play the guitar..."


Alors elle pense. Encore et encore. Elle pense à la vie qu'elle voudrait avoir. A son avenir rêvé tant de fois. Un avenir fait d'amour.

Elle s'enfuira de chez elle et rencontrera un guitariste célèbre. Il écrira des chansons pour elle. Ils feront ensemble la couverture des magazines et tout le monde enviera leur couple. Il seront beaux. Il seront "rock and roll". Ils seront amoureux.

Il s'évaderont ensemble. Il baiseront, fumeront, se soûleront. Ils feront ce qu'ils veulent quand ils veulent. Ils s'éclateront, ils sortiront tous les soirs, démoliront des chambres d'hotel et n'auront à rendre de compte à personne. Ils seront riches. Ils auront tout ce qu'ils désirent. Ils n'auront qu'à claquer des doigts. Ils se drogueront ensemble. Pour mieux s'aimer. Ils se marieront à Las Vegas. Feront des gosses. Une vie de rêve. Une vie "rock and roll". Une vie enviée par tout le monde. Une vie parfaite remplie d'excès, d'amour et surtout de liberté.


"... I got a kid in New York

I got a kid in the bay

I haven't drank or smoked nothing

In over 22 days..."


Mais ce que petite fille ne sait pas, c'est que derrière ces paillettes, cette vie sera noire. Son rockeur deviendra un gros con aveuglé par la célébrité baisant des fans dans les coulisses. Elle sera sans cesse dans un état second ; ses excès la transformeront. La justice lui retirera ses enfants car elle ne pourra pas les élever. Ses excès feront la couverture des magazines. Elle baisera des mecs sans visages. Elle verra ses "amies" se détruire autour d'elle. Elle verra son mari ou ex-mari emprisonné. Elle sera jugée plusieurs fois pour non-respect de la loi. Elle enchainera les cures de désintox'. Elle ne trouvera plus aucun sens à la vie. Elle essaiera de sortir de cette merde, de cette vie tant rêvée. Mais ce sera trop tard. Elle aura goûté à l'alcool, à la clope, à la liberté, à la drogue. Elle ne peut plus s'en passer. Elle sera dépendante. Elle devra sans cesse augmenter les doses. Elle prendra des médicaments. Elle regrettera sa vie d'adolescente. Quand sa seule dépendance était la musique. Elle regrettera d'être devenue ce qu'elle est aujourd'hui. Essayant d'échapper à ses regrets, elle se détruira elle-même.

Et elle ne trouvera alors qu'un moyen de sortir de cette vie et fera, pour la dernière fois, la couverture des magazines du monde entier. Quand on la retrouvera morte avec sur la poitrine une photo. Une photo d'elle il y a des années.


[[ J'sais pas si c'est biien mais j'avais envie d'écrire ça. ]]

Extraits : Green Day - "Homecoming"

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End of the wOrld...

le 26/10/2006 à 15h46

"... Je n'ai pas peur. Après tout, ça fait longtemps que je sais que ça va arriver. Je m'accroupis dans le coin de ma chambre, il fait sombre. Depuis quelques années, dehors, il fait toujours nuit. Je regarde les ombres des objets autour de moi, je n'allume pas la lumière, il n'y a plus d'électricté. Ni de chauffage. Mais je n'ai pas froid. J'attend. J'entends les bombes dehors. C'est la guerre. Fini la belle harmonie, et ça depuis plusieurs mois. Peut-être qu'avec de la chance, la maison explosera avant que ça arrive.

Il y a 15 jours, une énorme tempête a ravagé l'Asie, il ne reste plus rien là-bas. Ce n'est que le désert. Les scientifiques ont étudié cette tempête et il s'avère qu'elle arrive vers nous. Elle va faire le tour de la Terre et tout arracher sur son passage. Dans quelques jours, quelques heures ou quelques minutes, elle sera là. Je l'attend.

On ne peut rien faire pour l'arrêter. Rien. On ne peut pas évacuer la population, c'est trop tard. Et puis, pour aller où ? Voilà donc la science des hommes.

D'où vient cette tempête, à quoi est-elle dûe ? A quoi bon chercher ? C'est la nature qui se venge de ce qu'on lui a fait subir. Toute cette pollution...

La fin des hommes est proche.

Et puis de toutes façons, tant pis. Ce monde n'est plus. La famine, les guerres, les morts, les attentats, c'est notre lot quotidien maintenant. Bientôt, il n'y aura plus d'eau sur la planète, elle se fait déjà rare alors autant partir.

Je ferme les yeux, j'essaie de voir le monde tel qu'il était avant, quand j'étais enfant. Il y avait des arbres, des animaux... Les animaux... C'était beau. Il y avait du soleil, le ciel était bleu. J'essaie de voir dans ma tête la lumière du soleil mais je n'y arrive pas, c'est trop lointain pour moi. Le soleil est là, il brille peut-être encore mais on ne le voit plus.

Je me souviens des rares théories de cette époque... Il y avait déjà de la prévention mais les hommes n'y ont pas fait attention, ils ont continué à détruite la planète à petit feu, doucement.

Le vent se lève, j'entend des bruits étranges. Je regarde par la fenêtre, tout s'envole dehors.

J'essaie de me rappeler ma famille. Il n'y a plus que moi. Les bombes et les maladies ont emmené les miens.

Bientôt, j'irais les rejoindre. Mais existe-il encore un paradis ? Ou est-ce que les hommes l'ont détruit lui-aussi ?

Un grand bruit me tire de ma réflexion. Je voie une maison qui s'envole, qui se détruit. J'entend des cris. Dehors, c'est la panique. Ils le savaient pourtant...

Voilà, je vais quitter ce monde, je me sens partir. J'ai froid, le vent qui me caressait la peau avant, me fouette.

Ce monde est ce que les hommes en ont fait.

Ce monde n'est plus. "


© Miss-Tagada


[** Je sais que c'est un peu tiré par les cheveux ce texte mais c'est une chanson qui me l'a inspiré et j'avais envie de l'écrire... **]

The words release me...

le 06/10/2006 à 22h41

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Des mots qui s'étalent sur un papier

J'écris sans savoir quoi dire

J'ai l'impression de perdre pieds

J'aimerais tant savoir te l'écrire...


Le monde, j'aimerais savoir le décrire

Pour te le raconter...

J'aimerais enfin pouvoir te dire

Te chuchoter, te crier, t'avouer.


T'avouer tous les sentiments que j'ai

Peut-être que rien ne changerait,

Ou alors, ça changerait du mauvais côté,

Ou peut-être que, comme dans mes rêves, tu m'aimerais ?


Je n'arrive pas à te dire

Combien je pense à toi

J'essaie juste de sourire

Et je m'imagine dans tes bras.



© Miss-Tagada



[ Si seulement mes rêves se réalisaient... ]


 

 

Bonne nuit tout le monde !

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