Être loin d'ailleurs, c'est être ici.

* Quatre mots sur un clavier... <3

le 01/12/2007 à 16h43

C'est toujours une petite journée le lundi. Je me lève doucement, j'ai le temps de tout faire bien comme il faut avant de partir. Je m'énerve contre la prof d'espagnol, je retrouve tout le monde. Cette fois-ci, j'ai un peu la tête ailleurs. Il y a le film le soir dans l'amphi. Et là dans le noir au milieu des bombes qui éclatent sur l'écran, mon portable qui vibre m'annonce une mauvaise nouvelle. C'est là que je décide de ne pas me laisser abattre, et que cette semaine sera bonne malgré tout ce qui pourra arriver ensuite. Bien sûr, je loupe la moitié du film à cause de tout ce qui tourbillone dans ma tête. Et puis je tiens ma résolution : c'est une bonne semaine. Je bosse, je bosse, je bosse. Les mots, les chiffres s'étalent sur mes feuilles. Je me plonge dans mon livre tous les soirs. Je mange peu le soir mais me force le midi ; et malgré mes efforts je renverse toujours de l'eau chaude sur mon plateau le matin. Je dors bien, sans avoir besoin de médicaments, je fais des rêves bizarres et je maudis le réveil le matin. Y a des moments de tension, mais je ne laisse rien me destabiliser. Je ris avec mon pitit pois, des jeux de mots, des blagues et une belle complicité. Léa raconte des histoires qui font peur dans le noir, et Poué se cache derrière sa peluche pendant que Bérangère nous fait sa tête d'horreur. Je parle avec les filles de ma chambre, on se raconte nos vies le soir, nos voyages, nos expèriences. Je bosse au cdi tout en riant avec les gens de ma classe ; j'aime ma classe cette année. Je fais la connaissance de Julie en histoire, parce qu'elle se retourne chaque fois que je fais une connerie genre chanter la chanson du livre de la jungle. On étudie le surréalisme avec les femmes-objets tout plein de tiroirs et les girafes enflammées ; et on partage notre philosophie. Y a-t-il un pilote dans l'avion ? Je retrouve Flow au coin d'une rue, ça me fait une grande pause. On cavale dans les magasins à la recherche de converses et on s'arrête dans un café ; plus rien n'existe sauf nous. Je m'évade dans ma musique en faisant des étirements et des écarts. Mes muscles travaillent et ça me soulage. Je n'arrive plus à sortir de mon livre. Je suis en équilibre sur la poutre, j'aime tellement tellement ça que je ne me rappelle plus pourquoi j'ai arrêté, j'ai quelques regrets mais je les oublie vite pour laisser place au plaisir de faire de la gym. Je tremble un peu beaucoup à la fin du cours mais ça passe avec deux ou trois barres chocolatées. Ces mêmes barres qu'on mange en svt, avec des Choco Pops. La mise au point des tpe. La prof d'espagnol qui pète un câble parce qu'on est trop mauvais : on comprend rien à ce qu'elle ne nous explique pas. Je vais en français ou en maths avec plaisir tandis que je déteste l'histoire. Ju m'explique les maths sur sa belle couette sans tâches. Pour la journée mondiale de lutte contre le sida, on achète nos petits rubans qu'on épingle sur nos pulls, on nous donne des préservatifs et des petits livrets, on parle même avec une sage-femme. Charlotte et Estelle parlent en quebecquois ; je raconte ma semaine à ma mère dans la voiture et on se perd en rentrant : et vous, vous me lisez en vous disant "et une semaine de plus de passée...".

Code. Cours de maths. Bossage. Guitare. Film. Frangins. Simpsons. Cuisine. Aprem' crêpes. Et je repars pour une autre semaine. Je m'amuse, mais au fond je n'attend qu'une chose... eux*. Bientôt Noël. *





Le sida ne se guérit pas encore. Pensez à vous protéger.


 

"So thanks for making me fighter."

Tu me manques. <3

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Je dis au revoir avec regret à l'ancienne CSS que j'aimais beaucoup beaucoup pour passer à un design plus festif. C'est le début de l'hiver (même si le froid est là depuis un bon moment), des feux dans la cheminée, des sapins et des chocolats tous les jours. Oui, bientôt Noël.

=)

Deux semaines que je n'arrive pas à qualifier. J'étais juste à bout de nerfs. Perdue. Comme une petite qui déambule dans les couloirs les yeux mouillés de larmes. Je ne dors pas. Je ne mange pas ou peu. Crise d'angoisse la nuit. Médicaments. La tête dans le trou. Une colère, ou plutôt une rage indescriptible contre certaines que je n'ai pas besoin de nommer, et encore plus contre ces putains de règles. Comme si on devait payer pour leurs conneries. Je ne fume pas, je ne bois pas et je me la ferme. J'avais juste perdu l'envie de sourire. De rire. Et j'ai même pas réussi à me noyer dans une flaque d'eau. Ou dans le trou des toilettes. Cet été, j'aurais tout donné pour retourner à l'internat. Ces derniers temps, j'aurais donné beaucoup pour que ça s'arrête. Rendons-nous à l'évidence, rien n'est plus pareil. Tout a changé. Nous sommes devenues ce que nous nous étions promis de ne pas être. On s'est perdues. Nous nous sommes perdues. Je suis perdue. Je ne me sens bien que le weekend. Et encore. Je me sens lasse. Et comme je titube dans les couloirs, je déambule dans les cimetières. Je ris un peu avec mes frères. Et je repars.


Et puis, il en faut peu parfois pour repartir. Une nuit complète de sommeil. Des étirements, des écarts, le contrôle de mon propre corps et mes muscles fatigués qui me tirent un peu. Une sensation magnifique quand on y pense. Une souplesse arrières presque réussie. Beaucoup de musique et l'impression de rattraper le passé. On rit, je lis beaucoup. Je me couche tôt, il n'y a plus aucun bruit grâce à ces nouvelles règles et je m'investis à fond dans tout ce qu'on fait en cours. Je souris sous ma couette en envoyant des sms à Flow. Je m'endors avec la musique, et je râle contre mon réveil. Je manifeste dans les rues, et je cours sous la pluie. On s'arrête boire un coup dans un bar où la fumée des clopes nous pique les yeux. Je déteste faire le trajet lycée-internat quand il fait nuit. Claire m'accompagne jusqu'à son arrêt de bus, et elle le loupe parce qu'elle me fait un bisou en une demi-seconde. Je continue seule en pressant le pas et en tremblant dès que je croise quelqu'un. Une fille au cdi me rassure sur mes notes pourries en histoire. J'apprend la tecktonik juste pour me marrer, et je ris avec Anaïs, Thiphaine, Claire, Zarbouine, Nadouille, Léa, Estelle, Mhmh, Mynouchette, Ju, Yonyon, Charlotte, Sidoine, Didie, Anaïs, Sarah, Valentine, Laura... et tous les autres qui font partie de ma vie maintenant.


Au fond, on ne peut pas rattraper le passé. On ne peut qu'essayer, le toucher du doigt mais c'est impossible d'aller plus loin. Les morts ne reviendront pas. Les anciennes amies continueront leurs vies sans moi. Je ne tournerai plus jamais autour d'une barre, je me contenterai de faire semblant. Je ne sais faire que ça : faire semblant. Semblant d'y croire encore.


Code. Cours de maths. Boulot. J'aimerai juste me concentrer sur mes bouquins et ma guitare. Juste un weekend. Sans oublier mes frères. Le plus important. Mais réveille-toi ma cocotte, t'as des responsabilités.


Res-pon-sa-bi-lité. Je déteste ce mot.


 


 

"C'est qu'on peut vite se rendre fou à jouer à qui tiendra le coup. "


[ BB Brunes ]


 

Luii <3

Houna


 

.... Et on se bourre la gueule de mots.

* Je suis en vie.

le 18/11/2007 à 22h56

Aller au cimetière, ça m'a rappelé ce pour quoi je vis.


Je vis pour qu'il soit fier de moi.




 


Je n'ai tout simplement plus envie d'écrire ici pour le moment. 

* "On se retrouvera toujours."

le 11/11/2007 à 11h09

Je n'avais pas envie d'y retourner, j'aurais tout fait pour ne pas y aller et pourtant, c'est là-bas que je me sens bien. Si je ne suis pas avec eux*, autant être là-bas, autant m'occuper l'esprit. Je retrouve toutes les filles avec des sourires, des 'salut', des bisous, des blagues débiles. Des 'Héhé' criés dans la cour ou en ville. On se taquine déjà, on parle de nos vacances un peu et on délire beaucoup. Genre les blagues à table, ou en cours ; comme si on s'était pas quittées. Je suis tellement contente d'être là-bas que je fais un grand ménage dans ma chambre, sans oublier de rajouter la petite carte souvenir de ces vacances ensemble. La Fnac, le magasin de guitare avec le sac un peu lourd sur le côté. La musique à fond dans la chambre avec notre nouveau matèriel. Une émotion énorme en sentant le bois de la barre sur ma main, l'hésitation avant de me lancer, la peur d'être déçue. Et finalement, je retrouve tout ça avec plaisir, ça m'a tellement manqué. Je tourne, je tourne, je monte, je tremble, je reste paralysée en haut, je bloque. Je me ramasse par terre mais au fond, c'est pas grave, ce qui compte c'est que jusqu'à noël, je vais retrouver 'mon' sport : la gym. Déjà beaucoup beaucoup de boulot. Beaucoup trop. Mais je vais me défoncer et tout donner. J'essaie de ne pas me décourager devant ces trois contrôle, ce commentaire de trois heures, cette redac' en anglais, ces deux présentations orales, ces deux DM... Ca fait quand même trop. Tout ça m'attend la semaine prochaine. En attendant, je respire. J'essaie. Entre les leçons de code et la fatigue. L'avantage du code, c'est que je vois Flow tous les weekend. Je marche jusqu'à chez elle, je prend l'air. Je passe ma journée sur msn, ou sur mon bouquin. Avec la musique bien sûr. Je sors dans la nuit prendre des photos l'air froid parcourant ma peau.


Petite soirée tranquille avec mes frères. L'occasion de se retrouver. Au programme : sandwich et film. En réalité : il faut nettoyer les bétises du chat, passer près d'une heure à choisir le dvd, expliquer aux gens qui me harcèlent au téléphone que je ne suis pas Béa et que je ne connais pas de Béa du tout, paniquer quand ça commence à sentir le brûlé et chercher où il pourrait y avoir le feu, rassurer les gars à chaque bruit suspect. Tout ça pour finir affalé devant Les 4 Fantastiques avec des yahourts à boire. Griffoner un mot sur un papier pour dire aux parents que finalement, on dort tous les trois dans ma chambre. Lire sous les ronflements du plus petit, entendre les parents rentrer au moment où on était la lumière et leur faire une blague. Et rêver que je suis enceinte. C'était une bonne soirée. Mais aujourd'hui, je bosse.


Et je vis.  =)





" Montre-moi une fille qui a les pieds sur terre, je te montrerai une fille qui ne peut pas mettre son pantalon. "


[ Ann Brashares ]



*_

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C'était comme dans une bulle. Le voyage qui passe comme en quelques secondes. La musique, Harry Potter, le McDo, et le portail de chez eux qu'on arrive pas à ouvrir. Et puis après, y a nos longues balades et nos grandes conversations comme si on ne s'était pas quittés. Y a nos méga-teufs ratées, et celles où l'on joue aux cartes. Y a mon regard fixé sur le voyant rouge pendant que je lutte contre le sommeil. Y a le bazar dès 8h30 le matin et ma fatigue que j'oublie vite. Y a aussi notre balade à Albi avec l'enterrement dans la cathédrale, la confessation, le restau' sans oublier les inévitables coufouleux. Le musée rempli de tableaux et de beaux canapés bien confortables. Les carambars dans la voiture et la machine à café qui ne marche jamais. Y a la fin magnifique de Harry Potter, même si j'ai du mal à me concentrer bien dessus. Y a le gars qui est un pro des effaceurs. Y a les épisodes des Simpson avec les petites voitures qui se rentrent dedans, la Star Ac' et le concert de Vanessa Paradis. Attention à la marche en sortant de la douche, la douche au passage qui est super excepté la porte à l'envers. Nos jeux de cartes avec mon incapacité à mentir. Nos jeux sur la wii, et les tables de multiplication. Y a ce cours de guitare qui m'a appris beaucoup, et ce ukulélé minuscule. Sans oublier le Cd ingravable. Y a tous les bonbons pris entre deux cafés, et cachés dans les poches. Y a ce match de rugby mémorable qui m'a laissé une énorme bosse sur le crâne et un mal de tête persistant. Y a nos jeux de mots et ces cristaux dans le genou. Et puis, et puis, et puis... Tout ça, ce n'est rien comparé à nos sourires. C'est ça le bonheur ?


Paf ! La bulle a éclaté. Toutes les bulles sont éphémères.

Et demain, je reviens à ma petite vie bien chiante.




" Là où est ton trésor sera aussi ton coeur. "


[ J. K. Rowling ]


[ Pix ]

~..

* Un tourbillon de mots.

le 30/10/2007 à 14h12

Que dire sur ma semaine ? Un film bouleversant, une pièce de théâtre aussi drôle que loufoque, des délires en pagaille, une partie de loup-garou mémorable, les russes, de la lecture, de la lecture, de la lecture et aussi du boulot, du boulot malheureusement, accompagné de grosses prises de têtes. Raconter mes semaines devient de plus en plus dur. Comme m'a dit je sais plus qui : "la routine a fini par s'installer confortablement, les nouveaux sont devenus les anciens, les secondes des premières et les premières des terminales." Oui, avec des hauts et des bas : le boulot, l'internat, les délires, les crises ponctués d'alarmes incendies. Sauf que cette semaine-là, il y avait l'attente. Le coeur qui bat, les mots qui s'étalent devant mes yeux et les pensées qui se mélangent dans ma tête. Les sms de gens qui attendent comme moi. Les yeux pétillants de mes frères, la librairie grouillante de monde, le livre dans nos mains, si bien qu'on en oublie comment compter la monnaie, le sac qui va avec, et nos sourires. On en parle pendant des heures, on fait des hypothèses dans la voiture, pendant les repas, le matin, le soir, la journée. On passe un super weekend entre nos différents tomes, et on va chez des amis. Entre partis de loup-garou et sauvetage de hérisson, on regarde des films et on mange. On rit.


Je n'ai pas l'impression d'être en vacances, tout se bouscule. Le bouquin du code à apprendre et les leçons, les devoirs avec pleins de DM, les nouveaux morceaux à la guitare, les cours de maths que je donne à une fille de troisième, les conversations avec mes frères, les films ou émissions un peu débiles le soir, et surtout Harry Potter jusqu'à une heure très avancée de la nuit. Ce livre est magique, pas besoin de colle, notre esprit est scotché aux pages dès le premier mot. Je tremble et je me roule sous ma couette avec la peur de voir surgir des Mangemorts dans mes rêves. J'en parle avec mon frère qui l'a fini. Je ne dors pas beaucoup, je dois me lever tôt, je vois Flow en coup de vent, je bouge beaucoup, je fais beaucoup de choses différentes mais mon esprit est fixé à ce bouquin. C'est bête d'être autant attachée à un livre mais c'est de la magie je vous dis. Demain, c'est Halloween, on va sortir les chapeaux de sorciers et manger des Carambars en se rappelant le fabuleux défilé de l'année dernière (voir dans les albums photos). Et puis, on va passer la nuit dans nos livres. La lecture m'empêche de penser ou de stresser, c'est ça qui me fait tenir. Et au fond, la seule chose qui compte, c'est que jeudi (c'est-à-dire après-demain), à cette heure-ci, je serai à Toulouse avec eux*.


=)





" Ne jamais avoir honte, voilà ce qu'il disait, mon vieux père. Il y en a toujours qui te reprocheront quelque chose, mais ils ne valent pas la peine qu'on y fasse attention. Et il avait raison. "


[ J.K. Rowling ]



Musiique

Ailleurs *

Je commence cet article sans inspiration en espérant que ça viendra. Oui, que dire ? A part que je vais bien. Je suis là-bas avec elles*. Je me bats pour réussir mon année et je lutte contre mes idées noires. Et je ne retiens que les bons moments. Un mercredi aprem' avec ma Mhmh. Nos pauses thé ou café. Nos blagues nulles au petit dej'. Nos fous-rires au cdi. L'arrivée des russes et la soirée où on chante tous. Vika qui joue de l'orgue et qui sort du caviar accompagné d'une bouteille de vodka de sa valise. Nous qui essayons tant bien que mal de parler anglais ou même russe. Pleins de nouvelles rencontres, et le gars qui se prend la balle dans les c... mains ! Nos dessins en histoire. Notre recherche de 'chaussures à talons' dans tout le dortoir. Pleins de gâteaux. Visite du rayon enfants de la librairie. Sarah-ccroche qui me cherche un copain... j'en ai déjà un mais il le sait pas encore ! Mhmh qui me fait toute une histoire pour son écharpe. Et pour la peine, je lui fais du pied sous la table. Délire avec Ju et le café sur sa couette, sans oublier son rire que j'adore. Imitations de prof ou de célébrités. "Dumbo ! Naaan Danny Boon !" Moi qui croit tout ce qu'on me raconte. "J'ai mangé de l'éléphant hiier ! Ah bon ? oO" Je pars en Irlande aussi ! "We can't go in plane. Ooh on part en aviiion !! Mais naaan en bâteau !"  Sans oublier Didie ma fleur et nos Kit-kat en physique. "Oh une pince à linge géante ! Et là, un rouleau de papier toilette géant ! :D" Et puis (...) PirOuette CacahOuette ! =D

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Y a le reste aussi. Je bosse jusqu'à 22h tous les soirs, je ne peux pas avancer ma lecture d'Harry Potter. Je rate des contrôles bêtement. Je cours tout le temps, mais je suis toujours en retard et ça agace les gens. Y a aussi ceux qui ont la grosse tête et qui voient les autres comme des merdes. Et s'il y avait pas elle*, j'crois que j'leur cracherai à la gueule. Et surtout, y a la journée du vendredi qui est insoutenable. Je suis dans un état de nerfs intense quand enfin, elle se termine. Mais c'est le début du weekend...


Je retrouve mes frères et mes grands-parents. On regarde Desperate Housewives, et mon frère dort dans ma chambre. Il me réveille le matin mais c'est pas grave. Je lis le journal ou Harry Potter en déjeunant et je parle avec mon papy. Je passe l'après-midi sur ma guitare, ou sur le net. On fête l'anniv' de mon frère avec toute la famille, je deviens championne de Quidditch contre mes frères et même, j'arrive à ce que Vic pleure de rire. On joue avec le chat, et on ressort les vieux jeux de société. On ré-invente 1, 2, 3 Soleil à notre manière. On regarde un film, je repasse et on se raconte des blagues au repas. On apprend même à parler béarnais. Et le weekend se prolonge aujourd'hui. Une heure de cours à laquelle je ne vais pas, du coup je pars vers 18h30. J'aime tellement ces weekend qui passent trop vite. J'ai besoin de vacances. Et je tremble déjà d'excitation en pensant à ce qui m'attend pour ces vacances ; car en dehors de Harry Potter à minuit ou l'album de Britney, je les vois eux*.





" - Je sais plus si c'est l'éléphant ou le cochon... mais y en a un des deux qui est physiquement incapable de lever la tête !

 - Ba c'est pas l'éléphant, c'est sûr. Parce que Babar, il peut très bien la lever si il veut !

 - Et alors, Dédé tu crois qu'il peut pas lui ? "

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[ Didie et mOii ]

Oui en coup de vent. Je n'ai pas touché à ce clavier depuis dimanche dernier. Je n'ai pas grand chose à écrire, je n'arrive pas à mettre de mots sur ce que je ressens. Les jours passent si vite et si lentement. Je m'ennuie en cours mais ils m'occupent toute la journée, tellement que je n'ai plus le temps de rien faire. J'ai une flemme intense de travailler, mais c'est pire que de la flemme, c'est un mal de tête énorme qui me prend. Il paraît que "my english is satisfactory" et aussi que j'ai raté mon commentaire. Faut dire que trois heures dans une salle avec la tête sur le point d'exploser, c'est dur. Et puis la crise de tétanie du gars au cours d'avant, j'en avais les jambres coupées et les larmes aux yeux. Quoi d'autre ? J'ai l'impression de ne pas être très entourée et pourtant qu'est-ce que je le suis ! Un sourire par là, un bisou de l'autre côté, un signe de main ou de tête, des rires, tout ça en coup de vent. J'aimerais juste avoir un peu plus de temps. Juste un peu. Pour lire. Ecouter de la musique. Dormir. C'est trop demandé ? Apparemment oui. Je répète tous les soirs que je vais me coucher tôt, et je finis par me mettre au lit à 23h épuisée. Je me laisse prendre aux jeux, je ris, je regarde Super Nanny. J'arrive à me coucher tôt le jeudi soir, je m'endors avec la musique dans les oreilles... quand l'alarme incendie me réveille. Dehors en pyjama. Je rêve toutes les nuits de Harry Potter et le réveil me tire durement de mon sommeil. J'ai des jours avec et des jours sans. J'ai l'impression de me planter royalement en cours. J'ai du mal avec les autres, j'ai l'impression que tout le monde m'énerve et j'ai souvent besoin d'être seule. Beaucoup de choses m'énervent et je peste sans cesse. J'ai Flow au téléphone et je rayonne parce que je vais peut-être partir en Irlande. Un kit-kat avec ma Didie et des gros câlins. Je ris aussi, on boit un thé toutes ensemble avec des bonbons et tout. Et Mynouchette me manque.


J'ai eu ma guitare et je passe des heures dessus. Pleins de fausses notes et toujours la même chose mais j'aime bien. Je regarde Harry Potter et même un reportage dessus. Je continue mon décompte et je suis déjà émue. Je relis tous les tomes le soir et le matin sous ma couette et j'y cherche des indices sur le dernier tome. Je ne lis pas ces livre, je les vis, je les dévore, je les respire. Je les ai tellement lus que les pages sont abîmées et les couvertures ne ressemblent plus à rien. Mais j'arrive quand même à les redécouvrir à chaque lecture. Ca s'explique pas, c'est de la magie. Je joue au ballon avec mes frères et profite de mes grands-parents. On regarde le match entre amis, on rigole et ma mère et moi sommes à fond dedans. Je dois quand même bosser, bosser, bosser. Faire des recherches pour mon tpe, biographer Voltaire, trouver problématique et plan, apprendre mes poésies en russe et écrire une fable. J'aimerais juste un peu plus de temps pour pouvoir faire tout ça. Du temps. Pour pouvoir me retrouver. Je suis à bout de nerfs. Mais comme on dit : ça ira mieux demain.


Dans 11 jours, je serais dans les nuages.

Vacances + Harry Potter + Blackout + Couz'


 


Et elle me manque.



" Tu crois donc que les morts que nous avons aimé nous quittent vraiment ? Tu crois que nous ne nous souvenons pas d'eux plus clairement que jamais lorsque nous sommes dans la détresse ? "


[ J. K. Rowling ]



Et je n'ai même plus le temps de venir vous lire.

[ HP : J - 18 ] Je vis sans cesse.

le 07/10/2007 à 20h00

J'ai retrouvé la pêche. Ou plutôt la pêche m'a retrouvé je ne sais pas comment. Je me suis levée et j'allais bien. J'ai passé une super semaine. Sortie à la piscine : essayer de toucher le fond sans y arriver et exploser de rire en remontant. Manger des hamburgers avec des frites en revenant. Être effrayée par une bouteille d'eau tout en mangeant des princes et en buvant un thé. Se lever le matin et faire le petit rituel cheveux-chaussures-café. Et toujours courir pour être à l'heure sous les supplications de pitit pois. Être passionnée par le français et les maths. Faire des concours un peu bêtes en histoire et sécher sur les tpe. Sortir en ville, faire sa crâneuse et se prendre des livres. Passer une heure à la librairie en se sentant comme chez soi. Faire le ménage à fond dans la chambre en buvant du café. Délirer au cdi avec les shtroumphs et les extra-thérèse. Halluciner de la connerie de la prof d'espagnol. Se foirer au contrôle d'anglais et d'espagnol. Rire en russe, en histoire, en français, en maths, sur mon lit, à table et même dans le placard de pitit pois. Avoir ma sista au téléphone. Ecouter le piano et la guitare. S'énerver pour rien. Retrouver mon frangin au téléphone et exploser le forfait des parents partis au restau. Bouger comme une folle au hand et jouer toute seule avec Tiphaine pendant que les autres de l'équipe parlent coiffeur au milieu du terrain. Jouer aux cartes le midi à la cafet'. Manger des pâtes, des pâtes et des pâtes. Ecouter Cassandra parler la nuit sans trouver le sommeil. Rester plus d'une heure à Pimkie ou devrais-je dire Pouffe-land pour trouver un haut de couleur que Nadouille me forcera à acheter. Chercher les monstres le soir en ville. Se taper des fous rires incompréhensibles. Avoir la tête dans le paté le matin au ptit dej'. Retrouver mon Harry Potter tous les soirs avec délice. Et le plus important : j'ai le sourire.


Le vendredi, c'est notre soirée. Je retrouve mes frères et on se raconte nos semaines en tentant de faire à manger, des pâtes ou des pizzas. On parle, on parle, on parle et quand on en peut plus on regarde la nouvelle saison de Desperate Housewives en la commentant. Je lis tous les soirs mais je tombe de fatigue. Je jumpe un peu, je ris beaucoup. On se fait un petit Seigneur des Anneaux en sortant des blagues débiles, je tombe sur le deuxième High School Musical aussi nul que le premier. J'étend la lessive et je m'installe au soleil pour bosser. Je fais des recherches, j'écoute du rap dans ma chambre pour changer. Je gueule sur la musique et ça me fait du bien. J'ai plus de voix et je m'en fiche. On regarde tous les trois le dvd d'Aladdin que j'ai ramené de la médiatèque et on se rappelle de notre enfance. On regarde le match sous les soupirs de mon père et on applaudit comme des fous quand on marque. On se lève tôt pour pouvoir mieux profiter de la journée. On va à la piscine, on fait le taxi et on nage jusqu'à ne plus avoir de jambes. On engloutit un grand plat de frites et je bosse, je bosse, je bosse mais dans la bonne humeur. J'écoute en boucle les nouvelles chansons de Britney. Pendant que le chat et le chien se courent après, on se fait une partie de hand et Mamie vient nous voir. Inutile de préciser que j'ai passé un weekend inoubliable et que tous ensemble tout est mieux. Et j'oubliais le meilleur : mes grands-parents de Pau arrivent jeudi prochain et un petit séjour à Toulouse est envisagé pour la Toussaint. Sans oublier le 26 octobre prochain...


Je pourrais continuer longtemps mais le principal, c'est que je passe de superbes moments avec elles*, eux* ou qui vous voulez. Je me concentre sur ceux que j'aime et je fais des rencontres géniales. Je ne m'attarde plus sur ceux qui ne valent pas la peine. Et puis déprimer c'est pas mon truc. La vie est trop courte pour en perdre des bouts en rien. Je n'oublie pas ceux que j'ai perdu, ceux qui sont partis mais j'avance. Je suis incapable de rester à terre, quand je tombe j'essaie toujours de me relever de toutes mes forces, je me casse la gueule mais je finis toujours par y arriver. Toujours. Je ne resterai jamais à terre pour rien ni personne. Je joue l'égoïste et je vis ma vie pour moi, parce que je ne sais pas quand on me la reprendra. Et je pense que si tout le monde cessait de se prendre la tête avec ses problèmes petits ou gros, et regardait autour de lui comme la vie est belle ; le monde irait beaucoup mieux.


Je passe moins sur vos blogs et j'écris de moins en moins sur cette page, au fond ma vie n'est plus ici mais là-bas.



mais la vie est belle



"La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout. Des gens sont revenus des camps et ont refait des enfants. Des hommes et des femmes qu'on a torturés, qui ont vu mourir leurs proches et brûler leur maison ont recommencé à courir après l'autobus, à commenter la météo et à marier leurs filles. C'est incroyable mais c'est comme ça. La Vie est plus forte que tout."


[ Anna Gavalda ]



Parce que même quand on veut mourir, il nous est impossible d'arrêter la vie. On est obligés de continuer même à contre-coeur, toujours, sans aucun répit. Et c'est ça qui nous sauvera.

On l'a fait ! =D

le 06/10/2007 à 22h57

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" Battre les All Blacks, c'est un peu comme si Capuccino attrapait un mouton. " [ Fel. ]

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