Être loin d'ailleurs, c'est être ici.

Une impasse ?

le 07/06/2008 à 17h41

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Le temps passe plus vite que je ne saurais le dire, plus vite que je ne saurais l'écrire. Et le temps qui passe ne se rattrape plus, c'est la raison pour laquelle il m'effraie tant. Le weekend dernier a été reposant au maximum sans pour autant dormir beaucoup. Les weekend avec Nad', c'est des grass'mat' à rallonges, des réveils difficiles en musique, c'est des blagues très expliquées, des popcorn et des tagadas devant James Bond, c'est une soirée massage au lait de vanille, c'est des grosses marrades, c'est des duels sur MarioKart, des soirée crêpes où l'on découvre de nouveaux goûts, c'est des moments à admirer des photos, à délirer, à regarder des films pour les enfants ; c'est surtout beaucoup d'amour. On repart difficilement le lundi matin, elle me pique mon slim et c'est parti pour une semaine difficile. J'ai des montées de stress incontrôlables, je bosse beaucoup pour réussir les derniers devoirs de l'année, je pète souvent des câbles. Heureusement, il y a elles* la journée et je retrouve Nad' et Pwoué le soir. J'essaie de me coucher tôt mais finalement on passe la soirée toutes ensemble autour d'un magazine à se mettre du vernis. Comme dans un film mais en mieux. Je me marre avec Cassandra et j'écoute en boucle cette chanson ainsi que toutes les chansons de Disney. J'oublie tout le temps de Sex & the City et Didie et moi rions dans l'obscurité de la salle, l'esprit léger durant deux heures. Le reste de la semaine, je préfère l'oublier. Le rayer d'un coup de crayon, et même arracher la page tant qu'à faire.


Je fais des projets pour les jours à venir. J'essaie de placer des moments de détente au milieu des révisions et du stress. Je me remet doucement des évènements douloureux de jeudi soir, maintenant je regarde vers l'avenir. Et l'avenir, c'est demain avec Flow et mes frères. Ce sont les épreuves qui approchent, les cours de maths et les heures de conduite. C'est le barbecue chez Sarah tous ensemble. Et surtout, ce sont eux* qui débarquent début juillet.


L'avenir me fait peur mais le passé est douloureux. Il faut trouver le juste milieu.


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" Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ? "


[ Pocahontas ]

* Ce qui n'a pas de prix .

le 18/05/2008 à 15h19

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Mercredi je passe les deux heures de français à papoter avec Biscuit. Je retrouve Valentine en maths. Et je passe l'après-midi à lire Harry Potter sans voir le temps passer. L'alarme incendie me tire de ma longue lecture et je pars pour une virée avec Nad'. On va en ville, on mange une glace toutes les deux assises sur un banc, on profite du soleil, on va voir les sarouels, on s'assoit sur le bord d'une église pour parler et finalement on atterit dans une crêperie où on mange aux chandelles. On s'amuse d'une rien, juste avec les couleurs des bonbons et puis surtout on profite d'être ensemble.


Jeudi je me tue en sport et je loupe mon dialogue d'anglais. On a pas cours de l'aprem' puisqu'il y a grève et tous les imbéciles qui manifestent sans savoir de quoi parle la loi. On essaie des robes débiles à Pimk-pouf, je chope tous les vêtements hippie que je trouve et on finit par s'installer sur les coussins près des cabines. On se pose au McDo, on fait du shopping. Et puis jeudi soir, on se retrouve pour la soirée souvenirs de l'Irlande. On chante, on répète, on rit (très fort pour certains :D). On regarde le film avec les larmes aux yeux, le coeur qui bat et le sourire aux lèvres. On rit, on pleure, on s'aime. On finit la soirée en mangeant et en riant. Je m'endors avec les chansons irlandaises dans la tête et le trop-plein d'émotion qui m'envahit.


Vendredi, je m'endors en histoire et on part au ciné voir des courts-métrages bizarres. Je passe un moment au soleil avec elles*. Je me balade un peu le midi et je suis passionnée par le cours de français.


Samedi, je me lève pour rien. Je donne un cours de maths et je vais à ma leçon de conduire. J'adore conduire. On passe la soirée avec des amis devant les Simpsons ou des films débiles. On parle, on rit.


Tout ça, ce sont mes petites miettes de bonheur. Celles qui me font me sentir bien. Entre tout ça bien sûr il y a les moments de doute, de cafard mais rien en vaut le fait d'être bien entourée. Parce que j'ai décidé de profiter à fond de cette fin d'année. De prendre la vie comme elle vient. C'est même devenu ma devise.



 

Photos: Bouff' Twin, Biscuit & moi.


Allez voir les albums photos. :)

* Cinq jours inoubliables .

le 12/05/2008 à 19h30

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J'ai l'impression que ce weekend à duré des années. Je perds peu à peu les images mais je ressens encore toutes les émotions, elles me font battre le coeur. On est partis jeudi matin, l'excitation me picotait la peau. On regarde Pirates des Caraïbes, je pense. On arrive au camping de St Jean d'Angély, il fait beau. La tente est vite montée, le coin est superbe. On attend sur le pont, on fait le tour du lac et elle* arrive. Ma thérapie qui me saute dans les bras. Le reste je ne saurais le raconter. Ca avait un goût d'iréel et j'étais un peu dans les choux. Je me souviens l'odeur de sa maison, les blagues de son père et son sourire. Je me rappelle qu'elle est belle. Et puis tout un tas d'autres choses que je garderai précieusement dans un coin de ma tête. Tout jusqu'au dernier signe de la main et bien sûr la photo. Ensuite, elle me manque et je pense déjà à la prochaine fois.


On va manger sur l'île d'Oléron, on s'arrête acheter des huîtres à Marrennes et finalement on campe à la Rochelle. Je lis beaucoup, il fait beau même si on a froid la nuit. Je suis absente, perdue dans mes pensées. Jusqu'à notre balade sur la plage, juste mes frères et moi. On prend des photos et on profite du vent de la mer. On a même pu se baigner. On a joué au tarot, rit, sortit des blagues, mangé au restau' et fait tout un tas d'autres choses. Je dévore Harry Potter au retour.


En fait c'était juste quelques jours de repos. D'émotion. Demain il faut repartir. Cette journée d'appel qui me fait chier. Une semaine très remplie où je vais encore me bourrer le crâne. Retrouver les gens que j'aime. Manger en ville avec Nad'. La fête de l'Irlande jeudi soir. Les heures de conduite qui commencent et qui me stressent déjà. J'aimerai que cette nuit dure longtemps pour pouvoir me reposer assez pour affronter tout ce qui arrive.







" L'important ce n'est pas l'endroit où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est. "


[ Anna Gavalda ]

Je sautille un peu partout pour attraper le maximum de rayons de soleil. Ma robe voltige et mes petites tresses volent. J'aime l'écharpe de Valentine. Je me lève le matin de bonne humeur même si je n'ai pas de voix et je me met à travailler sèrieusement après trois semaines à rien foutre. J'écris le soir dans mon journal en écoutant Julien Doré et je lis beaucoup mais moins que je ne ris. Je suis très entourée à tout moment de la journée, et quand je les quitte je me sens vide. Je pense à lui* un peu et je me dis "on verra". J'ai une furieuse envie de jouer de la guitare assise dans l'herbe en plein soleil. Il suffit que je me rappelle ce weekend parfait pour avoir le sourire, et que j'imagine celui à venir pour faire battre mon coeur. Demain.


Vivement demain pour être avec elle*.





" Le seul mauvais choix est l'absence de choix. "


[ Amélie Nothomb ]

Ce weekend m'a paru trés trés court, et cette semaine aussi. On se marre bien en cours, disons plutôt qu'on galère ensemble. Et ça fait du bien de ne pas être seule. Mardi, la plupart des gens de ma classe manifeste alors on s'amuse tout seul en cours. Jeudi, je donne un cours de maths et je passe la journée chez ma grand-mère. Vendredi a des allures de vacances avec le soleil et les photos dans le cloître du lycée. On danse, on chante, on rit, on s'aime. Le soir, l'internat est tout vide. Samedi matin, on va en cours de bonne humeur. Je n'oublie pas les cahiers et je ris quand le tout-petit-gars-que-je-peux-pas-voir se casse la figure dans l'escalier dans un dérapage super pas contrôlé. En histoire c'est toujours moi qui prend quand je rigole avec Biscuit et ma twin. En svt et physique, Seb se fout de moi à cause de mon tee-shirt jaune. "Ouais la fan de Yelle !" On rit pour rien, on se fait engueuler. En anglais je pense et je ne comprend rien. En espagnol Nad me fait des dessins sur sa feuille jaune.


On mange tous au McDo et je fais connaissance avec les copains de ma twin, Biscuit et Sarah plus son voisin. Le soleil brille et nous on s'amuse en terrasse. On attend le bus en prenant des photos. On se tape un sprint pour aller faire pipi à Carrefour. On arrive à la fête. Je flippe en regardant le premier manège et puis une fois dedans, je hurle comme une malade pendant que Biscuit rit. Je me prend les vitres dans le truc des miroirs et je manque de me casser la figure sur le truc qui roule. On rit. On s'amuse. Et puis, ça passe trop vite. Mais c'était une belle journée, ensemble. Ce que je les aime ces gens. ( L )


Aujourd'hui je subis les effets de la journée et surtout du premier manège. Je suis courbaturée et surtout j'ai des énormes bleus comme si on m'avait battu xD. Je vois Mamie et aussi Flow passe la journée à la maison. On s'échange de la musique, elle m'apprend à me servir de Photofiltre, on mange des crêpes, on regarde des trucs débiles à la télé, on prend le soleil, on joue aux cartes, on parle. Et puis, la journée se finit, j'essaie d'organiser le prochain weekend en croisant les doigts très très fort. :)


J'ai plus trop le temps de passer ici, vous l'aurez remarqué. Sachez que je vis ma vie, avec beaucoup de hauts et autant de bas. J'ai une nouvelle devise. Je répète tout le temps "on verra". Oui on verra. On voit ce qui arrive et on s'adapte. On prend la vie comme elle vient. Je relativise. Je vis dans le présent.





Rendez-vous ici & .

* Sun is shining.

le 27/04/2008 à 15h59

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Il fait beau. Le soleil est de retour et il fait chaud. Je me lève de bonne humeur, je profite du weekend. C'est incroyable à quel point le temps influe sur mon humeur. Je reprend le dessin, j'ai envie de reprendre la guitare également. J'écris de longues lettres aux personnes qui comptent pour moi. Je peind pour Mhmh. Je joue avec Pistache et prend des photos avec Vic. Mamie passe à la maison. Je passe la soirée avec mes frères et on rit. Je retrouve l'ordinateur et msn. J'écoute de la musique, je chante. Je parle avec mes parents. Je dors beaucoup. Ce weekend ressemble à des vacances. Ca me change des semaines de stress et de larmes.


 



 



 


* Forget about everything ...

le 06/04/2008 à 11h21

Hier il y avait la fête du village et désormais l'affiche de Moulin Rouge va décorer la porte de ma chambre ; j'ai passé l'aprem' avec Flow et un vieil ami d'enfance, pierrade le soir avec des amis. Aujourd'hui on mange sur la fête avec mes frères et Flow, on va s'improviser un aprem' détente sans oublier soirée pâtes-télé ce soir. Et demain ... J'irais au code, plusieurs heures par jour pour l'avoir le 17 avril. Je vais bosser pour essayer de boucler le dossier sur l'Irlande. Je regarderai la Nouvelle Star en regrettant Julien Doré. Je vais encore jouer au rugby avec mes frères et passer des soirées avec eux où on se passera des Disney. Je vais manger des crêpes et voir Flow. Peut-être passer une aprem' en ville avec mes coupines de là-bas. Je vais reprendre la guitare. Ecouter de la musique à m'en faire crever les tympans. Et puis surtout y aura eux* de Toulouse, et puis peut-être journée à Paris. Des rires et de l'amour. Du soleil j'espère.


Vous comprendrez que je vous abandonne quinze petits jours. Je n'ai plus msn et quasiment plus internet, mon ordi est en réparation et surtout ... j'ai tellement d'autres choses à faire. Quoique ... je repasserai peut-être.


A la revoyure :)


 

La très excellente et très pitoyable tragédie de Roméo et Juliette.

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" Sans défense
Devant la fin de mon enfance
Un livre ouvert sur l'univers
J'ai peur, je perds tous mes repères
Sans défense
Tombée du nid de l'innocence
Je tend mes mains tremblantes vers
Des lendemains pleins de mystère. "

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Je ne vois aucun intérêt à tout ce qui m'entoure. Je hais cette routine qui règle tous les jours de ma vie. Toujours les mêmes personnes, les mêmes cours dans le même ordre avec les mêmes profs, les même choses chaque jour toujours à la même heure. Parfois je ris, quand je suis avec elles* surtout ; et puis d'autres fois je m'amuse comme ce jour de carnaval où on était tous superbes. Mais en fait, je retombe vite dans mes pensées habituelles. J'ai peut-être oublié de vous dire qu'à l'internat rien n'est plus pareil. C'est fini les bons moments de l'année dernière, les rires et les fous-rires. Il n'en reste que des bribes qui me font plus mal qu'autre chose. Je n'attend même plus les weekend avec impatience, et les vacances me paraissent encore très loin. Je me souviens de l'année dernière avec tellement de précision, en particulier du 25 avril dernier où mon monde s'écroulait, et j'ai du mal à penser qu'il s'est déjà écoulé un an. Et pourtant qu'est-ce que le temps me paraît long et qu'est-ce que je m'ennuie. Je crois qu'un jour, quand j'aurai le courage je partirai très loin pour faire ma vie.

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Et puis, elles sont entrées dans ma vie. On se connaissait déjà, de près ou de loin mais maintenant elles font partie de moi. Elles sont celles qui me remettent debout et me redonnent le sourire quand c'est pas ça. Un voyage en Irlande, ça crée des liens. A Paris aussi, et puis dans Pimkie, en cours, en ville, sur msn ou dans les couloirs du lycée. Je ne peux plus me passer d'elles, c'est simple. On s'amuse entre rires et larmes, une connerie, une grimace, un câlin, des bisous et c'est reparti ! On profite de la grève de mardi pour se prévoir une sortie ciné et puis finalement on traîne en ville, on prend des photos dans les cabines d'essayge de Pimk-pouffe. On boit un coup dans le hall du lycée, on s'en renverse sur le pantalon, on rit. On fait les cons en français avec nos chewing-gum qui puent, et en ecjs avec les députés. On brave le vent et la grêle pour aller au ciné où l'on fait sécher nos pieds devant ceux qui font des trucs louches et les gens trop cons d'à côté. On se donne des surnoms trop débiles. On fait les fières avec nos nouveaux tee-shirt et puis, entre tout ça on travaille parce que mine de rien, on a beaucoup de boulot et un oral à préparer. Je pense à elles le mercredi aprem' et le weekend, je leur envoie des messages aux toilettes. Je fais le ménage dans ma chambre et dans ma tête, je dévore Roméo et Juliette d'une seule traite, je parle avec Nadouille, elle est mon rayon de soleil du soir. Je retrouve mes frères avec beaucoup de joie, et ma grand-mère est sortie de l'hôpital. J'ai retrouvé mon ordi et toutes mes photos. Merci St. Antoine de Padoue. Des fois j'ai des coups de blues et puis ça passe. Un peu de rock, de l'air qui passe par la fenêtre, un bon bouquin, une compote et je me sens bien. Je crois que je vais bien en ce moment. Disons que malgré tout ce qui a pu se passer et qui se passera, maintenant elles sont là.


Qu'est-ce que vous voulez ? On est jeunes et cons, on en profite.


 


 

" Ô Roméo, Roméo, pourquoi donc es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom. Ou, si tu ne veux pas, jure d'être mon amour, et moi je cesserai d'être une Capulet. "




Plus de photos à venir.

En ce moment, je suis beaucoup ici.

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J'ai en permanence Oro Sé dans la tête, les mots irlandais s'y mélangent et je griffone des petits trèfles sur mes cahiers.



Paris. Des lumières. Un peu de rêve. Beaucoup de fatigue. Le salon du livre. Discussions avec les auteurs. Zeste d'émotion. Photos. Sandwiches. Comédie Française. Laurent Stocker et Elsa Lepoivre dans une pièce naze. PPDA et le joueur de rugby apparemment super connu juste devant nous (tellement connu qu'on ne l'a pas reconnu). Questions Disney. Chansons. Sommeil. Mal de crâne. Paradis du livre. Pensées. La Tour Eiffel illuminée. Louis Vuitton et Disney Store. Les beaux gosses qui font coucou'. Et surtout mes compagnon(e)s de voyage. ( L )





La vie c'est simple comme ... le sourire de ma grand-mère quand je vais la voir à l'hôpital ... attendre encore un peu avant de savourer le nouveau Gavalda ... un bon contact avec un écrivain qui nous offre ses livres ... un court message de ma thérapie contenant l'essentiel ... courir sous la pluie pour aller chercher le linge ... une longue conversation à coeur ouvert avec Nadouille ... la nostalgie d'un pays où j'ai malencontreusement oublié mon coeur ... effacer trois ou quatre fois le même article avant d'arriver à un vrai résultat ... une chanson de Duffy.

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