Je me rend compte chaque jour à quel point j'ai de la chance de les avoir prés de moi.
J'ai l'impression d'être une pile sur le point d'exploser. J'en ai plein la tête et plein le coeur. Je vis à 100 à l'heure et je ressens tout avec une telle intensité. Les belles choses comme les coups durs. Le bac. L'orientation. Les fiches. Les révisions. Les DS communs du vendredi. Les bisous et calins. Les projets à venir. Nos sorties. Un weekend avec elle*. Vacances à Pau et à Toulouse. Eux*. Je compte les jours car au fond je n'attend que ça. C'est comme une pause dans le cours mouvementé de ma vie. Une grande bouffée d'air frais. Un plein d'énergie. Et de souvenirs. Alors entre deux phrases, deux mots, entre deux copies, entre deux contrôles, je pense à eux*. Mon esprit s'envole. Et c'est plus fort que moi je souris. Je libère tout ce que j'ai dans mes larmes, dans la musique, le sport ou les mots. Je me sens bizarre. Je n'ai tellement pas confiance en moi, j'ignore totalement qui je suis. Et pourtant petit à petit, je me sens de mieux en mieux. J'apprend à me connaître. J'apprend à m'entourer. J'apprend à appréhender l'avenir. J'apprend à vivre pour moi. Rien que pour moi. Et je sais. Au plus profond de moi je sais ce que je veux faire plus tard. Ecrire toujours. Voyager. Vivre. Aimer. Réaliser mes rêves. Je suis jeune. Naïve, insolente, inconsciente et heureuse de vivre. J'en ai conscience. Et j'ai la vie devant moi. Si je ne la vis pas maintenant alors quand ?
Je crois qu'il suffit de se lancer. Prendre le risque de tomber. Chaque fois que je l'ai fait je ne l'ai jamais regretté.
J'ai parfois l'impression que mon corps n'est qu'un gros tas de larmes. De larmes de joie, d'exaspération, de colère ou de tristesse. Le genre qui te monte aux yeux malgré toi. Quand le coeur bat & que t'as l'impression qu'il va exploser. Y a celles que tu laisses couler & celles que tu retiens. Je laisse couler celles du vendredi soir devant la télé quand je libère toutes celles de la semaine. Et je retiens les autres. Celles d'un trop d'amour quand je les retrouve le matin. Celles déprimantes quand je me sens nulle. Celles qui me piquent les yeux quand il fait trop froid. Celles qui viennent quand je me pose trop de questions. Celles qui apparaissent sans raison quand je regarde un film ou que j'écoute une chanson. Celles mélancoliques quand je pense à certaines dates, à cet été ou à eux* qui me manquent tant. Les mêmes quand je regarde des photos. Et celles qui coulent malgré moi quand la fatigue me rattrape. Ca veut pas forcément dire que je suis triste, c'est plutôt un trop d'émotion, heureuse ou pas. Ce sont des larmes de vie.
La vérité, c'est que j'ai envie de me sentir vivante. Même si pour cela il faut se lever deux fois dans la nuit à cause de stupides alarmes incendies. Même si j'ai du mal à retrouver mon souffle et que je manque de sommeil. Même si ma vie ressemble à une course de marathon. J'ai l'envie de me battre. Le problème, c'est que parfois je me sens si vide.
Cette année pas de long résumé. On ne peut pas dire que cette rentrée se soit bien passé, mais je suis heureuse. C'est tout con en fait. Il y a les mots de Shakespeare, le petit gobelet rouge avec des fraises, une ou deux cartes, de nombreux sourires & des rires, des courses, des discussions, des photos au mur pour toujours me rappeler cet été inoubliable. Ce bien être qui ne me lâche plus. Et puis surtout il y a elles*. Nos vendredis après-midi que je ne raterai pour rien au monde. Nos projets. Nos promesses. Des mots qui me font pleurer. Pleurer d'amour. De nouveau nos rires. Il y a Flow toujours là & cette journée d'anniversaire que je ne suis pas prête d'oublier. Au fond tout ne va pas bien, tout est loin d'aller bien mais j'ai l'envie de me battre, c'est ce qui fait toute la différence.
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Aller à Disney c'est retomber en enfance. C'est croiser les héros de notre enfance, comme Mary Poppins. C'est entrer dans un autre monde le temps d'une journée, c'est beaucoup de rêve.
Mais c'est aussi : Les retrouver avec plus que de la joie. Redonner de la vie à nos surnoms. Vivre des émotions avec elles. Main dans la main dans les attractions. Délirer à nouveau. Des phrases cultes. Se taper trop la well. Exploser de rire en permanence. Des câlins, des bisous, de l'amour. Et puis des bonnes résolutions. Et des promesses. Comme celle de ne jamais se perdre. <3
Et vous voulez savoir ? J'y crois.
Plus ici.
When you wake up in the morning take a few minutes and listen to the very first idea which comes to your mind it could be the beginning of an extraordinary adventure, the beginning of happiness...

" Quand tu te réveilles le matin prends quelques minutes pour écouter la toute première idée qui te vient à l'esprit ça pourrait être le commencement d'une aventure extraordinaire, le commencement du bonheur... "
La Bretagne et son temps gris. La journée inoubliable du kayak. La mer fraiche et ses grosses vagues. Une tonne livres de Quatre filles et un jean à Carrie en passant par Nana. De la musique : Duffy, Yael Naim, Julien Doré et surtout the Beatles ; sans oublier l'inimitable Plume Latraverse. Les balades, la mer en colère, le vent. La grande douche trop chaude. Le Seigneur des Anneaux. Bref un séjour mouvementé. Deux jours chez Nanie avec les petites cousines. Deux jours où je ne me préoccupais que de surveiller Juliette, l'aider à monter au toboggan, lire des histoires, changer la couche et les mettre au lit. Un sacré repos de l'esprit. Leurs bouilles toutes rondes. Leurs mots rigolos. Leurs sourires et surtout leurs rires. N'empêche, elles vont sacrément me manquer ces petites.
Je n'ai pas commencé mes devoirs de vacances, je n'ai lu que deux livres sur quatre et je n'ai même pas rendu mon exposé de russe. Ca commence à me stresser mais je n'ai aucune envie de passer mes derniers jours de vacances à travailler. Alors je ne fais rien. On regarde Mary Poppins. On se fait une soirée en tête à tête avec mon frère. Manger devant Foresti. Film d'horreur. Et grosse nuit. Aujourd'hui je vois Flow. Demain on retrouve Didie en ville, je dors chez elle. Et à nous Disney. Biscuit, Didie & ma twin. Ensemble. Enfin. En attendant je prend soin de moi. Je m'occupe de mes cheveux qui ont vachement souffert du sel et du vent. Je met de la crème car je suis couverte de boutons à cause des aoutas.
Je vois les jours défiler trop vite, alors qu'il me reste tant de choses à faire. Au fond je me rend compte que j'aime bien le lycée. Et peut-être même que j'aime bien l'internat. Je suis contente d'y repartir, avec de nouvelles résolutions. Pas question de refaire comme l'année dernière. Cette année je vais prendre des pauses, m'occuper de moi. Tout en continuant à bosser pour l'avoir ce bac. J'ai pas envie de stresser continuellement comme l'année dernière. Je veux plus jamais me prendre les claques que je me suis prise. Je ne veux plus prêter attention aux gens, je ne veux plus être déçue. Je sais qui sont les personnes qui valent la peine que je me batte pour elles, et ce sont les seules qui comptent. C'est la dernière année, la dernière ligne droite. Après tout sera différent. Et cette année, je vis pour moi.

J'ai définitivement élu domicile sur la table du salon, entre crayons et cahiers, livres et surtout devant la télévision qui est allumée sur les J.O en permanence. J'aime suivre ce genre d'évènements, d'autant plus que ce sont des sports qu'on ne voit pas tous les jours ! Je tremble avec nos sportifs français et bien sûr je savoure nos victoires. Un sport me touche plus que les autres : la gymnastique évidemment. Elle réveille d'anciennes émotions, peut-être même certains regrets. En tous cas, je profite. Ce qu'on voit là, c'est vraiment du beau sport loin des matchs de foot habituels.
Entre temps, je dors beaucoup, je lis pas mal, je cours un peu, j'écris et tout cela entre deux notes de Yael Naim et John Lennon ; et je ne passe plus trop par ici. Mais je ne vous oublie pas, ça non !
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Le sable crisse sous les pieds alors que je m'élance vers la mer. Je court sans me préoccuper de ma robe qui s'envole. L'eau glacée me lèche les pieds puis les jambes au fur et à mesure que j'avance, jusqu'à ce qu'une vague plus importante que les autres mouille ma robe. Alors je repars en courant à la serviette pour enlever ma robe d'un geste, et je retourne vers l'eau mais calmement cette fois. Je laisse l'eau mouiller ma peau. J'avance lentement et les vagues sont de plus en plus hautes. Je me jette finalement dans l'eau en riant. Je joue avec les vagues, parfois je saute par-dessus et d'autre fois je me laisse porter. La mer est mon élément ; elle est indisciplinée et n'en fait qu'à sa tête. Elle peut être douce mais peut aussi être dangereuse et pourtant elle m'attire dans ses flots. On ne peut s'habituer à son eau, parfois des courants chauds nous traverse le corps, et d'autres fois ils sont glacés et me font frissonner. Je finis par y plonger tout entière, et je n'entend plus rien, je ne sens plus rien que l'eau sur mon corps. Je lui appartiens. Et puis la réalité me rattrape, je ne suis pas une sirène et mes membres sont gelés. Alors je m'allonge sur le sable et laisse le soleil réchauffer mon corps. Le bruit des vagues me berce jusqu'à endormir mon esprit. Puis je me relève, et m'aperçois que doucement la mer a monté pendant que je dormais. Alors je court sur la plage, mes cheveux voltigent, je tourne et tourne jusqu'à avoir le vertige. Je trempe mes pieds dans l'eau, je court en éclaboussant tout autour de moi. Je m'assois sur le sable le temps d'y écrire une phrase que les vagues effaceront quand l'eau montera. La mer emporte tout. Et rien n'est plus vrai car la mer emportera ces mots comme elle a emporté mes soucis, ma fatigue et mes idées noires. Alors je m'assois devant l'eau qui finit par me rattraper et j'admire au loin la frontière entre le ciel et la mer, qui est d'un bleu tellement plus beau que celui du ciel. Je finis roulant dans les vagues. Et puis quand il est temps de partir je lui tourne le dos sereinement. Le soir il ne me reste plus qu'un goût de sel sur les lèvres et l'odeur de la crème solaire sur ma peau devenue dorée. Je les savoure.

Deux jours près de Dieppes. Plage, balades, barbecue, restau' avec vue sur la mer, baignades, rires.
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